À l’horizon de la rentrée 2026, les collectivités locales font face à deux chantiers structurants en matière d’éducation : la réorganisation de la carte scolaire dans un contexte de forte baisse démographique des élèves et l’adaptation du bâti scolaire à la multiplication des épisodes de fortes chaleurs.
Selon une étude inédite du ministère de l’Éducation nationale, près de 1,7 million d’élèves devraient manquer dans les établissements français d’ici 2035. Cette perspective renforce les tensions autour de la carte scolaire et du partage des responsabilités entre l’État et les collectivités. Ni le protocole d’accord signé en 2025 entre l’Éducation nationale et l’Association des maires de France (AMF), ni la création d’observatoires des dynamiques rurales et territoriales n’ont permis d’apaiser le malaise des élus locaux. En réponse, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a lancé une expérimentation de construction pluriannuelle de la carte scolaire selon une nouvelle méthode, intégrant des critères élargis au-delà des seuls effectifs (contraintes de transport, programmes de construction de logements, etc.). Ce travail doit déboucher sur un schéma d’emplois des personnels enseignants présenté en loi de finances à l’automne.
Parallèlement, la hausse de la fréquence et de l’intensité des épisodes de chaleur met en cause la capacité du parc scolaire à assurer des conditions d’accueil adaptées. Les fermetures totales ou partielles d’écoles se sont multipliées lors des canicules de mai et juin 2026. En réaction, la Banque des Territoires, Actee, la Banque postale, EDF et l’État ont annoncé un plan de 190 millions d’euros, dont une partie est affectée à des mesures d’urgence et une autre à des actions préventives. Néanmoins, les besoins d’investissement sont estimés à 40 milliards d’euros pour adapter environ 58 000 bâtiments scolaires. Le programme Edurénov, lancé en 2023 par la Banque des Territoires, mobilise 2,5 milliards d’euros de prêts et 58 millions d’euros pour l’ingénierie de projet, mais reste très en deçà de l’effort global nécessaire. Les épisodes récents soulignent enfin que les enjeux d’adaptation ne se limitent plus au confort d’hiver, mais concernent désormais de manière prioritaire la gestion des fortes chaleurs dans les établissements scolaires. (contenu résumé en français par l’IA)Lire la Suite
