La loi pour le plein emploi du 18 décembre 2023 a instauré une nouvelle gouvernance territoriale de l’emploi visant à réduire le nombre d’instances, décloisonner les acteurs, limiter une approche trop descendante des politiques d’emploi et sécuriser leur mise en œuvre. Cette réforme s’est concrétisée progressivement : en mai 2026, l’exécutif recensait 470 instances, dont 361 comités locaux pour l’emploi (CLPE) au niveau infradépartemental. Un décret de juin 2024 a précisé la composition et les règles de fonctionnement des comités territoriaux pour l’emploi. Chaque région, chaque conseil départemental et le bloc communal via les CLPE doivent être dotés de leur propre comité.
La mise en place de ces comités a suscité plusieurs difficultés, en particulier pour les CLPE : multiplication des co‑présidences, complexité à arrêter la liste des membres et des vice‑présidents, périmètres jugés trop larges car alignés sur les arrondissements administratifs plutôt que sur les bassins d’emploi, et décalages avec les territoires d’intervention des opérateurs du service public de l’emploi. Certains territoires, comme la Sarthe, évaluent néanmoins positivement la démarche et en attendent des gains d’efficacité.
Chaque comité territorial doit élaborer une feuille de route pour améliorer l’insertion des chercheurs d’emploi et décliner cette stratégie en « fiches action ». Ces documents font l’objet d’un reporting régulier à l’État. Selon le tableau de bord du Réseau pour l’emploi, 1 637 actions avaient été enregistrées en juillet 2026 par les différents comités locaux, avec une contribution particulièrement élevée des Hauts‑de‑France. En Occitanie, l’État et la région ont réalisé en décembre 2025 un bilan du Réseau pour l’emploi à partir des engagements pris aux niveaux régional et départemental.
Le gouvernement demande toutefois un renforcement de la redevabilité sur les actions engagées et une meilleure documentation de leur impact, ainsi qu’une coordination accrue entre comités locaux, départementaux et régionaux. Dans un rapport publié début 2026, la Cour des comptes a souligné le caractère lourd de cette « comitologie » pour les acteurs locaux et une territorialisation jugée insuffisante de la politique de l’emploi, pointant ainsi les limites actuelles de la réforme.(contenu résumé en français par l’IA) Lire la Suite
