Shared housing for elderly people: the government is working on drafting a roadmap

Les ministres Vincent Jeanbrun (Logement et Autonomie) et Camille Galliard-Minier (Personnes handicapées) ont annoncé le 7 mai 2026 le lancement de l’élaboration d’une feuille de route conjointe visant à accélérer le développement de l’habitat partagé, en lien avec les acteurs du logement et du secteur médicosocial. Cette démarche vise à proposer une offre diversifiée d’habitats partagés, accessibles à tous, positionnés entre le domicile classique et les futures Maisons France Autonomie, afin de répondre aux besoins des personnes souhaitant vieillir chez elles sans isolement. La Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) mobilisera des financements dès 2026 pour soutenir cette dynamique.

Le futur plan s’appuie sur les recommandations d’un rapport conjoint de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) et de l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable (IGEDD), récemment remis aux ministres. Ces travaux s’inscrivent dans une politique plus large d’adaptation des logements, avec un objectif annoncé de 41 000 logements adaptés en 2026, pour un montant de 248 millions d’euros, après 36 000 logements adaptés en 2025 pour 220 millions d’euros.

Selon le rapport Igas-IGEDD, l’habitat partagé, aussi qualifié d’habitat intermédiaire ou d’habitat seniors, reste aujourd’hui une offre limitée par rapport aux quelque 600 000 places en Ehpad et en unités de soins de longue durée (USLD). Les Inspections recensent au minimum 236 000 logements relevant de cette catégorie, dont 112 000 places en résidences autonomie, environ 120 000 en résidences services seniors et 4 700 logements en habitat inclusif pour personnes âgées. La CNSA avait par ailleurs appelé, en octobre précédent, à créer 500 000 nouvelles solutions de logement en habitat intermédiaire d’ici 2050. Pour l’Igas et l’IGEDD, le parc d’habitat partagé pourrait quasiment doubler pour dépasser 400 000 places à l’horizon 2040.

Les Inspections recommandent de développer l’habitat partagé dans toute sa diversité, en orientant les aides publiques vers les offres financièrement accessibles. Elles mettent l’accent sur les résidences autonomie, considérées comme ayant un rôle majeur pour l’accueil des personnes en perte d’autonomie modérée. Dans le scénario retenu, les Ehpad seraient recentrés sur les publics les plus dépendants (GIR les plus lourds), tout en prévoyant la création de 48 000 places supplémentaires d’ici 2040. En parallèle, 120 000 places supplémentaires en résidences autonomie seraient créées, pour un coût estimé à 1,2 milliard d’euros pour la branche autonomie, complété par 120 à 180 millions d’euros de subventions supplémentaires via un fonds dédié (mentionné mais non intégralement précisé dans l’extrait). Ces orientations ont des implications fortes pour la structuration de l’offre médico-sociale, l’adaptation du parc de logements et le ciblage des financements publics en matière d’autonomie et de soutien au vieillissement à domicile. (contenu résumé en français par l’IA)Lire la Suite

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