Assises du logement pour seniors : vers une « révolution de l’habitat intermédiaire » ?

Les deuxièmes Assises nationales de l’habitat pour seniors, organisées le 3 février 2026 par l’agence Planète grise, ont réuni les acteurs de l’« habitat entre le domicile et l’Ehpad » (habitat partagé, résidences autonomie, résidences services seniors, accueil familial, etc.). Luc Broussy, organisateur des Assises et président de la filière de la silver économie, estime que 2026 sera une année de « maturation » pour cet « habitat senior », terme préféré à celui d’« habitat intermédiaire » pour éviter la confusion avec le logement social.

Le gouvernement a engagé une stratégie en direction de ce segment d’habitat, dans un contexte où le conseil de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) a estimé qu’il serait nécessaire de développer 500 000 solutions de ce type d’ici 2050 pour répondre aux besoins de logement des personnes âgées. Une mission confiée conjointement à la CNSA et à la Caisse des Dépôts doit préciser les contours de la future stratégie gouvernementale en la matière.

Le directeur de la CNSA, Maëlig Le Bayon, a souligné que le développement de cette offre alternative est jugé indispensable pour faire face au vieillissement démographique, en indiquant que, malgré la préférence des Français pour le maintien à domicile, le nombre de professionnels disponibles ne permettra probablement pas d’accompagner chacun à domicile. Cet enjeu renforce l’importance d’une offre d’habitat adaptée combinant logement et accompagnement.

La Caisse des Dépôts prévoit de contribuer à cet effort à travers un plan santé-grand âge mobilisant 25 milliards d’euros de prêts et d’apports en capital sur cinq ans. Selon sa directrice des politiques sociales, Marianne Kermoal-Berthomé, ce plan considère que le logement doit être articulé avec les services et l’accès aux soins. La feuille de route de la Caisse des Dépôts repose sur quatre axes : financement de l’offre de soins et de l’offre médicosociale, financement de l’innovation (notamment numérique et en prévention), structuration du secteur et accompagnement du financement du reste à charge, y compris via des solutions assurantielles ou la monétisation du patrimoine.

Au-delà de la création de nouveaux logements, un besoin important de rénovation des résidences autonomie a été mis en avant. Mario Bastone, directeur général de la foncière médicosociale Eneal (groupe Action Logement), a rappelé que le parc créé massivement dans les années 1970-1980 est aujourd’hui souvent en très mauvais état, ce qui fait de sa réhabilitation un enjeu majeur pour l’adaptation de l’habitat aux besoins des personnes âgées. (contenu résumé en français par l’IA)Lire la Suite

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