La stratégie nationale de l’économie sociale et solidaire (ESS) a été adoptée le 9 juillet 2026, avec le soutien de l’État mais sans l’adhésion de la majorité des membres du Conseil supérieur de l’économie sociale et solidaire (CSESS), puis publiée le 16 juillet. Elle vise à reconnaître le rôle de l’ESS dans l’économie française, à lever les freins à son développement, à sécuriser ses financements et à inscrire durablement l’ESS dans les politiques publiques nationales et locales.
Le document, d’une centaine de pages, s’articule autour de cinq axes stratégiques : renforcer la place et la structuration de l’ESS dans les politiques publiques ; favoriser l’accès au financement et promouvoir l’investissement ; contribuer aux grandes transitions ; développer et promouvoir l’ESS en renforçant son attractivité et son influence ; et conforter la place de la France dans les cadres européens et internationaux en matière d’ESS. Ces axes sont déclinés en 28 orientations, 108 actions et 10 indicateurs de suivi, avec des cibles fixées à l’horizon 2030 et 2035.
Plusieurs objectifs chiffrés concernent directement l’emploi. La part de l’ESS dans l’emploi privé, qui s’élevait à 13,7 % en 2022, doit atteindre 15 % en 2030 et 16,5 % en 2035. Le nombre de salariés de l’ESS dans le secteur privé non lucratif sanitaire et social, estimé à 1,31 million en 2024, est visé à 1,45 million en 2030 et 1,6 million en 2035. La stratégie fixe également un objectif de montée en charge des reprises et transmissions d’entreprises sous forme coopérative : 74 transformations en société coopérative et participative (Scop) ont été comptabilisées en 2024, pour une cible de 1 000 reprises coopératives en 2030 et 5 000 en 2035 (soit 1 % des 500 000 transmissions d’entreprises anticipées par la direction générale des entreprises à cet horizon).
Plusieurs actions portent sur l’ingénierie territoriale et l’organisation de l’accompagnement des acteurs de l’ESS. Il est prévu de garantir aux entreprises de l’ESS un accompagnement territorial équivalent à celui dont bénéficie l’économie dite conventionnelle, de renforcer la sensibilisation des agents publics et des élus aux enjeux de l’ESS et de structurer l’écosystème national et territorial d’accompagnement. La stratégie propose de consolider les stratégies régionales de l’ESS, en invitant les régions à associer les départements et les EPCI à leur élaboration et à leur suivi. Une attention spécifique est accordée aux territoires ultramarins, où l’ESS est présentée comme un vecteur de développement économique local et comme un levier de formalisation de l’économie informelle. La stratégie prévoit également un soutien au développement des pôles territoriaux de coopération (mentionnés mais non détaillés dans l’extrait). (contenu résumé en français par l’IA)Lire la Suite
