Le centre Asterya, première structure de ce type en France, est adossé à l’hôpital Necker (AP-HP) et installé dans une école du 12e arrondissement de Paris. Il propose des bilans et une prise en charge pluridisciplinaire de long terme (pédopsychiatrie, psychologie, orthophonie, psychomotricité, etc.) pour des enfants victimes de violences sexuelles, physiques et psychologiques. Depuis son ouverture à la mi-novembre, environ 800 enfants, principalement originaires de Paris et d’Île-de-France, y ont été pris en charge, dont près de la moitié ont moins de 10 ans. Certains bénéficient de « parcours intensifs » hebdomadaires (troubles graves du neurodéveloppement, psycho-traumas sévères) et ne pourraient, selon la direction médicale, être suivis en ville. Un suivi intensif de 24 à 36 mois est présenté comme permettant de « guérir les symptômes ».
Lors d’une visite du centre le 21 juillet, le président de la République, accompagné de la ministre de la Santé Stéphanie Rist, de la haute-commissaire à l’Enfance Sarah El Haïry et du premier adjoint à la maire de Paris Emmanuel Grégoire, a annoncé qu’un budget de 38 millions d’euros serait inscrit dans le prochain projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour sécuriser l’ouverture de sept centres supplémentaires portés par l’association IM’PACTES. Selon l’Élysée, ce budget couvrira les dépenses d’investissement, tandis que le fonctionnement courant sera financé par l’Assurance maladie au titre des soins en hôpital de jour, incluant soins somatiques et psychologiques. Les nouveaux centres doivent notamment ouvrir à Bordeaux (chantier déjà engagé), Lille, Strasbourg et La Réunion.
La présidente d’IM’PACTES, Céline Gréco, également médecin à l’hôpital Necker, souligne que les enfants concernés présentent des traumas complexes pédiatriques sévères et de multiples pathologies somatiques (diabète, maladies dermatologiques et respiratoires) susceptibles d’augmenter à l’âge adulte les risques de maladies cardiovasculaires et d’AVC, avec une perte potentielle estimée à 20 ans d’espérance de vie en l’absence de soins. L’association complète l’offre remboursée par la Sécurité sociale en finançant des dispositifs non pris en charge (médiation animale, coaching sportif, activité physique adaptée, art-thérapie, psychologues pour jeunes majeurs). Le chef de l’État a indiqué que le modèle mis en place à Asterya « fonctionne » et que le financement prévu par la Sécurité sociale doit permettre sa reproduction dans d’autres territoires. (contenu résumé en français par l’IA)Lire la Suite
