Face à la canicule, le système de santé bascule en mode gestion de crise

Le 25 juin 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé l’activation du plan Orsan Epi-Clim au niveau 3, niveau le plus élevé de mobilisation sanitaire, en concertation avec la ministre de la Santé Stéphanie Rist, en raison de la poursuite de la canicule et de l’intensification de la pression sur le système de santé. Le niveau 2 avait été activé le mardi précédent. Selon le cabinet de la ministre de la Santé, les passages aux urgences liés à la chaleur (hyponatrémie, hyperthermie, déshydratation) ont été multipliés par quatre, de même que les appels à SOS Médecins au cours des dernières 24 heures. L’AP-HP a enregistré à Paris 25 arrêts cardiaques en 24 heures, contre une dizaine habituellement. La surmortalité liée à la canicule ne peut toutefois pas encore être évaluée précisément.

La situation est jugée « maîtrisée » par le cabinet de la ministre, avec des signaux d’alerte en particulier en Île-de-France, en Nouvelle-Aquitaine et dans le Grand Est. Les autorités anticipent cependant une tension durable sur l’hôpital, notamment sur les services de réanimation, dans les prochains jours, en raison d’effets différés de la chaleur sur l’organisme, alors même que ce deuxième épisode de canicule de 2026 devrait se terminer en fin de semaine.

Le passage en « gestion de crise » doit conduire à une activation massive de plans blancs par les établissements de santé partout où la situation l’exige ; moins d’une dizaine de plans blancs seraient actuellement déclenchés au niveau national. Ces dispositifs permettent de mobiliser davantage de personnels, de déprogrammer certaines activités et de réorganiser les services pour absorber l’afflux de patients. Le recours à l’hospitalisation à domicile doit être renforcé afin de faciliter des sorties plus rapides et de libérer des lits.

Le gouvernement prévoit par ailleurs de renforcer la régulation des appels par les centres 15 du Samu, grâce à la mobilisation prochaine d’étudiants en médecine via un arrêté ministériel. Il compte également sur la réserve sanitaire et les volontaires en service civique pour appuyer les établissements, ainsi que sur une « mobilisation renforcée » des cliniques privées. Selon le président de la Fédération de l’hospitalisation privée, les cliniques et leurs 130 services d’urgence sont mobilisés mais demandent une répartition équitable des financements débloqués dans le cadre de la crise. (contenu résumé en français par l’IA)Lire la Suite

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