La France a connu, entre mai et fin juillet, une intensification des manifestations du réchauffement climatique, avec une succession rapide d’épisodes de canicule, de sécheresse et de feux de forêt. Fin juillet, le pays enregistrait déjà un quatrième épisode caniculaire depuis le mois de mai. La vague de chaleur du 4 au 19 juillet a été le troisième épisode le plus long jamais mesuré, même si elle a été moins intense que celle du 17 au 30 juin, marquée par de nombreux records de température.
Ces canicules se sont accompagnées d’une sécheresse exceptionnelle. À la mi-juillet, 96,5 % des sols de France métropolitaine étaient considérés comme secs, un record pour cette période de l’année. Au 30 juillet, 99 départements faisaient l’objet d’une mise sous surveillance pouvant conduire à des restrictions d’usage de l’eau, dont 62 classés en situation de « crise ». Cette sécheresse reflète un déficit de précipitations, une diminution de l’humidité des sols et une dégradation de la végétation, créant des conditions favorables à la multiplication et à la propagation des feux de forêt.
Selon le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, 14 131 feux de forêt ont été recensés depuis le début de la saison, pour 117 000 hectares brûlés. Certains incendies ont été d’une intensité particulièrement élevée, notamment celui déclenché en Gironde le 22 juillet : avec 42 000 hectares détruits en une semaine, il s’agit du feu le plus dévastateur en France depuis 1949. Cet incendie a entraîné l’évacuation de 220 000 personnes et nécessité une mobilisation sans précédent de moyens nationaux et internationaux : 3 300 pompiers avec des renforts venus de toute la France et de l’étranger, 1 500 militaires, 1 400 membres des forces de sécurité intérieure, 24 moyens aériens (Canadair, Dash, Air Tractor, hélicoptères), ainsi que, pour la première fois, l’avion de transport militaire A400M utilisé pour des largages de produits retardants.
Face à la répétition des incendies et à la multiplication des épisodes de canicule, le Premier ministre Sébastien Lecornu a mandaté, le 29 juillet, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, pour lui présenter d’ici début octobre des « mesures concrètes ». Il souligne dans sa lettre de mission que la France doit accélérer sa préparation à des conditions climatiques plus dures. Cette demande s’inscrit dans une perspective d’adaptation renforcée des politiques publiques aux risques climatiques, avec des implications potentielles pour la protection des populations, la gestion de l’eau, la sécurité civile, l’organisation des services publics et, indirectement, les conditions de travail et de santé des travailleurs exposés aux fortes chaleurs ou mobilisés dans la gestion de crise. (contenu résumé en français par l’IA)Lire la Suite
