Canicule : plus de 900 noyades et 270 décès, en hausse chez les adultes et dans les piscines

Santé publique France (SpF) rapporte qu’entre le 1er mai et le 15 juillet, première période de surveillance estivale 2026, 925 noyades ont été recensées en France, dont 274 mortelles. Le nombre total de noyades est en hausse de 14 % par rapport à la même période de 2025. Les décès concernent principalement les adultes (237 morts). Chez les mineurs, 37 enfants et adolescents sont décédés, soit un niveau comparable à 2025, avec une létalité particulièrement élevée chez les 13‑17 ans (une noyade sur trois suivie d’un décès).

La majorité des noyades, mortelles ou non, est survenue durant les trois épisodes de vigilance canicule, qui ont représenté la moitié des jours de la période étudiée. SpF dénombre 134 noyades, dont 48 mortelles, lors de la canicule du 24 au 31 mai ; 307 noyades, dont 103 décès, pendant l’épisode du 16 juin au 3 juillet ; et 234 noyades, dont 65 décès, lors de la vague de chaleur du 4 au 15 juillet. Ces données mettent en évidence une corrélation temporelle entre fortes chaleurs et augmentation des noyades.

Sur le plan géographique, le nombre total de noyades reste plus élevé dans les régions du Sud et les régions littorales, notamment en Provence‑Alpes‑Côte d’Azur (152 noyades), Nouvelle‑Aquitaine (128) et Occitanie (104). Toutefois, SpF signale une progression marquée des noyades mortelles dans les régions de l’intérieur sans façade maritime, avec un doublement des décès, de 180 à 267 entre 2025 et 2026 (+48 %). Cette hausse touche particulièrement l’Auvergne‑Rhône‑Alpes, la Bourgogne‑Franche‑Comté et l’Île‑de‑France. En Île‑de‑France, les noyades mortelles augmentent de 14 à 35, dont une progression de 5 à 15 décès en Seine‑et‑Marne.

Concernant les lieux de survenue, les décès en piscines et autres lieux de baignade artificiels ont doublé, passant de 31 en 2025 à 60 en 2026. Chez les mineurs, les noyades mortelles se produisent majoritairement en cours d’eau et plans d’eau (23 décès sur 27, soit 62 %), souvent en milieu naturel non aménagé. Dans les régions de l’intérieur sans façade maritime, SpF attribue en grande partie la hausse des décès aux baignades en sites naturels non aménagés et interdits, particulièrement pendant les épisodes de canicule, ce qui pose des enjeux de prévention, de régulation des usages de baignade et de surveillance des zones à risque. (contenu résumé en français par l’IA)Lire la Suite

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