Santé publique France (SpF) publie un deuxième bilan de la canicule de juin 2026, couvrant la période du 17 juin au 2 juillet. SpF recense 5 764 décès toutes causes en excès par rapport à la mortalité attendue, sur un total de 21 674 décès, soit une hausse de 36,2 %. L’augmentation est particulièrement marquée à partir du 22 juin, avec un pic le 26 juin ; 56 % des décès en excès sont concentrés entre le 25 et le 27 juin. Le ministère de la Santé souligne que, malgré l’intensité de l’épisode, le nombre de décès en excès reste nettement inférieur à celui de la canicule d’août 2003 (15 000 morts), tout en rappelant que celle-ci avait duré trois semaines contre 16 jours en 2026.
SpF appelle cependant à la prudence dans les comparaisons avec 2003, en raison de l’écart de 20 ans, de l’amélioration des dispositifs de collecte des données, de l’évolution de l’offre de soins et du vieillissement de la population. L’excès de mortalité touche principalement les personnes âgées, mais, fait jugé inédit par SpF, concerne toutes les classes d’âge à partir de 15 ans. Les 75 ans et plus représentent les deux tiers des décès en excès (3 719 décès). La tranche 45‑64 ans enregistre 979 décès en excès, soit +55 % par rapport à la mortalité attendue, et les 15‑44 ans 118 décès en excès, soit +29,6 %.
La canicule, qualifiée de précoce et de longue par SpF, a concerné 92 départements et 98,5 % de la population, à une période encore marquée par des activités scolaires et professionnelles. Toutes les régions, sauf la Corse, l’Occitanie et Provence‑Alpes‑Côte d’Azur, présentent un excès de mortalité, ces trois régions ayant été moins intensément exposées à la chaleur. L’Île‑de‑France est la région la plus touchée, avec 1 999 décès en excès (+81,2 %). D’autres régions fortement concernées sont le Grand Est (+38,9 %), les Pays de la Loire (+55,2 %) et le Centre‑Val de Loire (+62,6 %).
Les décès augmentent dans tous les types de lieux : sur les 21 674 décès observés, 46 % surviennent en établissement hospitalier, 34 % à domicile et 16 % en Ehpad. Ces constats, produits par SpF et commentés par le cabinet de la ministre de la Santé, soulignent un impact sanitaire important de la canicule de juin 2026 sur l’ensemble du territoire et des classes d’âge à partir de 15 ans, avec des variations régionales marquées et des limites méthodologiques à la comparaison avec 2003. (contenu résumé en français par l’IA)Lire la Suite
