Claire Thoury, née en 1989, est une responsable associative et sociologue française spécialisée dans l’engagement, la vie associative et la démocratie. Titulaire d’un doctorat de sociologie obtenu en 2017 sur l’engagement étudiant dans un contexte d’individualisation, elle a construit sa trajectoire à l’interface entre monde universitaire, institutions publiques et secteur associatif.
Elle a occupé plusieurs fonctions de représentation étudiante et de conseil en politique d’enseignement supérieur : vice‑présidente étudiante de l’université Sorbonne Nouvelle (2010-2012), conseillère auprès de l’adjoint à la maire de Paris chargé de l’enseignement supérieur (2013-2014), membre du comité pour une Stratégie nationale de l’enseignement supérieur et de la recherche (2014-2016), puis membre du Conseil d’orientation des politiques de jeunesse (2017-2022). Ces instances interviennent dans la définition des politiques publiques d’enseignement supérieur, de recherche et de jeunesse.
De 2017 à 2021, elle coordonne le réseau national Animafac (environ 4 000 associations étudiantes) en tant que déléguée générale, renforçant l’organisation et la représentation du tissu associatif étudiant. En avril 2021, elle est élue présidente du Mouvement associatif, qui fédère au niveau national près de 700 000 associations. Dans ce cadre, elle défend la mise en place d’une politique de vie associative plus structurée et signale une crise de financement des associations, présentée comme une menace pour la liberté associative.
Depuis 2023, elle enseigne à l’ENS dans le cadre du Programme d’études démocratiques, où elle est en charge d’une chaire de pratique consacrée à la participation citoyenne et à la démocratie. En 2024, elle rejoint le Crédit Mutuel Alliance Fédérale, au sein de l’Institut Mutualiste pour l’environnement et la solidarité, comme cheffe de projet sur les questions sociales et de gouvernance, positionnée à l’articulation entre acteurs financiers mutualistes et enjeux de solidarité.
Désignée en 2021 conseillère au Conseil économique, social et environnemental (CESE) par le Mouvement associatif, elle siège à la Commission économie et finances et à la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité, et préside une commission temporaire sur la participation démocratique. Elle est rapporteure du Rapport annuel sur l’état de la France 2024 intitulé « Sortir de la crise démocratique », qui s’inscrit dans une réflexion institutionnelle sur la participation citoyenne et la confiance démocratique.
De 2022 à 2023, elle préside la Convention citoyenne sur la fin de vie, organisée par le CESE et réunissant 184 citoyens tirés au sort. Le texte indique que, dans le prolongement de ces travaux, le gouvernement et le Parlement élaborent une évolution législative visant notamment à instaurer un droit à l’aide à mourir. En 2026, elle est désignée pour un second mandat au CESE. Elle est soutenue par le secteur associatif, de nombreux syndicats et des acteurs de l’économie sociale et solidaire pour exercer des responsabilités accrues au sein de cette institution consultative de la République. (contenu résumé en français par l’IA)Lire la Suite
