Le développement des antennes 5G s’accompagne d’inquiétudes dans la population concernant les effets potentiels des radiofréquences sur la santé, en particulier le risque de cancers. Ces inquiétudes s’inscrivent dans un contexte plus large d’augmentation de l’exposition aux ondes électromagnétiques liée aux téléphones portables, au Wi-Fi, aux antennes et aux objets connectés.
La 5G, comme les technologies mobiles précédentes (2G, 3G, 4G), utilise des ondes électromagnétiques de type radiofréquences, classées comme rayonnements non ionisants. Contrairement aux rayons X ou aux ultraviolets, ces ondes ne disposent pas de l’énergie nécessaire pour ioniser la matière ni casser directement l’ADN. À forte intensité, elles peuvent entraîner un échauffement des tissus (effet thermique), mais cet effet est considéré comme très faible aux niveaux d’exposition respectant la réglementation.
Sur le plan de l’évaluation des risques, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé, en 2011, les radiofréquences comme « cancérogènes possibles », sur la base de données limitées chez l’humain suggérant une association possible entre un usage très intensif du téléphone portable et certains cancers cérébraux. Les études expérimentales chez l’animal et in vitro n’ont pas permis d’identifier de mécanisme cancérogène clair ni de produire des résultats suffisamment robustes pour conclure à un lien de causalité. Cette classification traduit donc principalement une incertitude scientifique plutôt qu’une confirmation d’effet cancérogène.
En France, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a analysé l’ensemble des données disponibles sur les effets biologiques et sanitaires des radiofréquences et a publié un avis actualisé en octobre 2025. Selon les éléments rapportés, les données scientifiques disponibles à ce jour ne permettent pas d’établir un lien de causalité entre l’exposition aux radiofréquences, aux niveaux habituellement rencontrés dans la population, et la survenue de cancers. Les messages de Canal Détox, cellule de l’Inserm dédiée à la lutte contre la désinformation en santé, visent à expliciter ces résultats, à rappeler le cadre de classification du CIRC et à mettre en avant les incertitudes et limites actuelles des connaissances, dans un contexte de débat récurrent sur les impacts sanitaires des technologies mobiles, dont la 5G. (contenu résumé en français par l’IA)Lire la Suite
