Une synthèse de retour d’expérience mise en ligne le 6 août 2026 dans le cadre du dispositif d’accréditation des médecins et équipes médicales analyse les évènements indésirables associés aux soins liés à la gestion périopératoire des traitements antithrombotiques (anticoagulants et antiagrégants plaquettaires) en France. Plusieurs millions de patients sont concernés par ces traitements, qui exposent à des risques hémorragiques et thrombotiques accrus lors d’une intervention. Malgré l’existence de nombreuses recommandations, des défaillances persistent dans la pratique, pouvant entraîner des évènements indésirables graves, tels que des prolongations d’hospitalisation, des reprises chirurgicales ou des décès.
L’analyse de la base de retour d’expérience a identifié 363 évènements indésirables graves liés à la gestion périopératoire des anticoagulants, la majorité étant consécutive à des erreurs de prescription. Les principaux facteurs contributifs relevés sont des défaillances de communication entre professionnels (notamment lors de la réalisation de la check-list ou lors des transitions dans le parcours de soins), une organisation insuffisamment formalisée (absence de protocoles, répartition des tâches peu claire) et des consignes insuffisamment claires ou mal comprises par les patients concernant l’arrêt, la reprise ou le relais du traitement.
Le document propose des pistes d’amélioration des pratiques pour réduire ces risques. Pour les professionnels hospitaliers, il s’agit de s’appuyer sur des protocoles locaux fondés sur les recommandations existantes, de partager l’information avec les autres professionnels de santé, notamment de ville, et d’impliquer les patients via des outils dédiés (dossier médical partagé, passeport “intervention au bloc opératoire sous antithrombotiques”, supports d’information). Il est également préconisé de réaliser collectivement le temps 3 de la check-list au bloc opératoire, d’anticiper la sortie du patient et de lui fournir un contact en cas de question. Pour les professionnels de ville, les recommandations portent sur la vérification de la cohérence des prescriptions et de la compréhension par le patient, ainsi que sur l’alerte en cas de doute ou de complication. L’ensemble de ces éléments vise à structurer davantage la gestion périopératoire des antithrombotiques et à renforcer la coordination ville–hôpital et l’information des patients, sans toutefois que des mesures réglementaires spécifiques ne soient mentionnées. (contenu résumé en français par l’IA)Lire la Suite
