Le contenu expose les définitions statistiques utilisées pour mesurer les inégalités de revenus en France. Il distingue d’abord les différents types de revenus « déclarés » aux services fiscaux : salaires nets pour la majorité des personnes en emploi, honoraires ou bénéfices pour les indépendants non salariés (par exemple médecins, commerçants), revenus du patrimoine (loyers, dividendes, intérêts) et prestations sociales imposables (retraites, indemnités de chômage ou de maladie). L’ensemble constitue les revenus dits « primaires », c’est-à-dire les ressources imposables des ménages ou des individus, à partir desquelles l’Insee construit ses indicateurs, sur la base d’un large échantillon de déclarations fiscales.
À partir de ce revenu déclaré, l’Insee calcule le revenu « disponible » du ménage en y ajoutant les prestations sociales non imposables (allocations familiales, prime d’activité, minima sociaux) et en retranchant l’impôt sur le revenu. Pour comparer les situations économiques, les statisticiens privilégient ensuite le « niveau de vie », défini comme le revenu disponible rapporté à une unité individuelle en tenant compte de la taille et de la composition du ménage via un système d’unités de consommation. La première personne adulte compte pour 1 part, les autres personnes de 14 ans ou plus pour 0,5 part, les enfants de moins de 14 ans pour 0,3 part. Ainsi, un couple représente 1,5 part et un couple avec deux enfants de moins de 14 ans 2,1 parts. Un exemple illustre ce calcul : un couple disposant d’un revenu disponible de 1 500 euros par mois a un niveau de vie équivalent à celui d’une personne seule ayant 1 000 euros, une fois rapporté aux unités de consommation.
Le texte souligne que, dans le débat public, on pense souvent aux revenus perçus sans intégrer impôts et prestations, alors que les statisticiens et l’Observatoire des inégalités privilégient la notion de niveau de vie pour mesurer les inégalités de revenus. Les principaux acteurs mentionnés sont l’Insee, qui produit les indicateurs à partir des données fiscales, et l’Observatoire des inégalités, qui diffuse ces analyses et recourt à ces définitions pour ses travaux. Ces précisions méthodologiques ont un impact direct sur le suivi des inégalités de revenus et l’évaluation des politiques sociales, en intégrant l’effet redistributif des prestations sociales imposables et non imposables ainsi que de l’impôt sur le revenu. (contenu résumé en français par l’IA)Lire la Suite
