Les activités des imprimeries depuis 2010 : la production diminue, les usages évoluent

L’Insee publie en juillet 2026 une analyse de la situation du secteur de l’imprimerie en France, à partir de données principalement arrêtées en 2023. Ce secteur regroupe environ 15 800 à 16 000 entreprises, très majoritairement des petites et moyennes entreprises (PME) et des microentreprises, sans grande entreprise. Les PME emploient 53 % des salariés et les microentreprises 23 %, soit 76 % de l’emploi total du secteur, estimé à 38 000 salariés en équivalent temps plein en 2023. Le tissu productif est très peu concentré et a perdu environ 2 000 entreprises en huit ans, ce qui suggère une fragilisation structurelle et des enjeux pour l’emploi et les territoires concernés.

Les imprimés commerciaux (affiches, catalogues, étiquettes, etc.) représentent 45 % de la production en valeur, ce qui en fait le principal débouché du secteur. Entre 2010 et 2023, le volume total de produits imprimés a diminué d’environ 30 %. Les prix des produits imprimés ont reculé jusqu’en 2020, année marquée par une chute d’activité inédite pour l’ensemble de l’industrie, puis ont nettement augmenté après 2020, sous l’effet d’un alourdissement des coûts. Cette évolution conjuguant baisse des volumes et hausse des coûts et des prix peut avoir des conséquences sur la viabilité économique des entreprises et l’emploi.

Les dynamiques sont contrastées selon les segments. Le volume des journaux imprimés a chuté de près de moitié entre 2010 et 2023, dans un contexte de fort développement de la consommation d’information écrite en ligne. À l’inverse, l’impression de livres résiste nettement mieux, avec une baisse limitée à 3 % sur la même période. L’impression fiduciaire (timbres‑poste, billets, pièces d’identité, etc.) progresse de 18 % en volume, portée par l’innovation et l’intégration de nouveaux signes de sécurité. Ces évolutions traduisent une réorientation partielle de l’activité et des compétences, avec des enjeux possibles en matière de reconversion professionnelle et d’adaptation des salariés.

Sur le plan extérieur, le déficit commercial des produits imprimés se creuse. En 2023, les exportations ne couvrent plus que 51 % des importations, soit une baisse d’environ vingt points par rapport à 2010. Cette détérioration de la balance commerciale reflète une perte de compétitivité relative et peut signaler un risque accru pour l’emploi dans un secteur déjà en contraction en volume. L’étude mentionne également la poursuite attendue de la baisse de la production en volume en 2025, ce qui confirme la trajectoire de recul tendanciel de l’activité. L’ensemble des constats concerne la France et s’inscrit dans un cadre d’analyse statistique produit par l’Insee, sans référence explicite à des mesures publiques spécifiques mais avec des implications potentielles pour les politiques de l’emploi, de formation professionnelle et d’accompagnement des entreprises. (contenu résumé en français par l’IA)​Lire la Suite​

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