Avis relatif à la mise à jour de l’avis du 7 septembre 2023 concernant la gestion des accidents impliquant une exposition aux prions et aux propagons en laboratoire et lors de procédures médicales invasives.

La Direction générale de la santé (DGS) et la Direction générale du travail (DGT) ont saisi conjointement, le 24 avril 2025, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) pour actualiser son avis du 7 septembre 2023 relatif à la prise en charge des accidents d’exposition aux prions et aux propagons en laboratoire et lors de procédures médicales invasives. Cette demande d’actualisation est motivée par la complexité pratique de mise en œuvre de l’une des recommandations précédentes.

Le HCSP réaffirme plusieurs principes opérationnels. En cas d’accident d’exposition à des prions, il préconise une intervention immédiate visant à limiter l’hémostase et à favoriser le drainage, afin d’éliminer le plus possible le matériel potentiellement infectieux. Deux grands types d’exposition sont distingués : d’une part, l’exposition par effraction cutanée ou contact avec une peau lésée, pour laquelle l’utilisation d’eau de Javel à 2,6 % de chlore actif est recommandée ; d’autre part, l’exposition par projection sur les muqueuses, pour laquelle un rinçage abondant au sérum physiologique ou à l’eau courante est préconisé.

En cas d’exposition cutanéo-muqueuse à un prélèvement susceptible de contenir des propagons, le HCSP précise que, lorsque le risque est jugé élevé (notamment en cas d’exposition en laboratoire à une solution concentrée), la conduite recommandée pour les ATNC (agents transmissibles non conventionnels) peut être appliquée à titre de mesure de précaution, même si l’eau de Javel n’a pas d’activité neutralisante démontrée sur ces agents. Cette conduite vise principalement les effets de drainage et d’anti-hémostase pour favoriser l’élimination du contaminant. En l’absence de brèche cutanée, l’usage de détergents validés pour le nettoyage de la peau est recommandé.

De manière générale, le HCSP souligne que, compte tenu des incertitudes actuelles sur l’efficacité des protocoles de prise en charge de ces accidents d’exposition, le principe de précaution doit s’appliquer. Il insiste sur la nécessité de recherches spécifiques pour lever ces incertitudes et produire les connaissances scientifiques indispensables à l’élaboration d’avis d’expertise robustes, servant de base à la décision publique dans les domaines sanitaire et de santé au travail. (contenu résumé en français par l’IA)​Lire la Suite​

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