Des chercheurs lillois révèlent des variants rares du gène PLCG2 qui multiplient le risque de développer la maladie d’Alzheimer

Une équipe de chercheurs basée à Lille (Inserm, Université de Lille, Institut Pasteur de Lille, CHU de Lille), en collaboration avec l’Université de Finlande orientale, l’Institut interdisciplinaire de neurosciences (CNRS, Université de Bordeaux) et l’Université de Boston, publie dans la revue Nature Genetics des résultats nouveaux sur les mécanismes de la maladie d’Alzheimer. Les travaux portent sur le gène PLCG2, déjà identifié comme associé au risque de développer cette maladie, et montrent qu’il joue un rôle clé dans le maintien des synapses, au-delà de ce qui était jusqu’à présent connu.

Les chercheurs ont réalisé un criblage génétique à haut débit sur 198 gènes associés au risque de maladie d’Alzheimer afin d’évaluer leur impact sur la densité synaptique. Neuf gènes se sont révélés particulièrement impliqués, dont PLCG2, qui apparaît comme un acteur central. Jusqu’ici surtout étudié dans la microglie (cellules immunitaires du cerveau), PLCG2 est montré comme agissant aussi directement dans les neurones : une diminution de son expression entraîne une baisse de la densité synaptique et de l’activité électrique neuronale, ainsi qu’une augmentation de la sécrétion de peptides β-amyloïdes et de la production de protéine Tau anormalement phosphorylée, deux lésions caractéristiques de la maladie. Ces effets semblent réversibles, la restauration de l’expression de PLCG2 permettant un retour à un fonctionnement proche de la normale.

L’étude indique également que des variants rares de PLCG2 peuvent multiplier par dix le risque de développer la maladie d’Alzheimer. Des analyses suggèrent un lien possible avec les neurexines, protéines déjà associées à la toxicité synaptique des peptides β-amyloïdes, même si ce mécanisme reste à préciser. Les auteurs mettent en avant que ces résultats contribuent à renouveler la compréhension des mécanismes de la maladie, en complétant l’hypothèse de la « cascade amyloïde » par des approches centrées sur les synapses et les interactions génétiques. Ils confirment aussi l’importance des facteurs génétiques dans une pathologie qui touche plus d’un million de personnes en France et constitue un enjeu majeur de santé publique dans un contexte de vieillissement de la population. Aucun élément de la source ne précise cependant de mesure de santé publique immédiate ni d’application clinique directe, les résultats relevant à ce stade de la recherche fondamentale. (contenu résumé par l’IA)​Lire la Suite​

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