Quelle est la répartition de la population française selon la couleur de peau ?

L’Observatoire des inégalités, via le Centre d’observation de la société, présente une analyse fondée sur un sondage Ifop réalisé en août 2025 sur la manière dont la population vivant en France pense être perçue en termes de couleur de peau. Ce travail intervient dans un cadre juridique où l’enregistrement de la couleur de peau dans les fichiers administratifs est interdit, en raison des risques liés à un usage direct pour les politiques publiques. La mesure repose donc sur des enquêtes d’opinion et sur la perception déclarée par les individus, ce qui confère un caractère subjectif et délicat à l’exercice.

Selon ce sondage, 65 % de la population se déclare perçue comme « blanche » par le reste de la société. Parmi les autres catégories, 6 % se disent perçus comme « noirs », 7 % comme « arabes ou maghrébins » et 1,2 % comme « asiatiques ». Par ailleurs, 3,3 % se déclarent perçus comme « métisses » et 3,6 % comme issus « d’autres origines ». Un total de 13,2 % des personnes interrogées ne savent pas répondre ou refusent de répondre. Au total, si l’on agrège les personnes perçues comme « noires », « arabes ou maghrébines », « asiatiques » et « métisses », la part des personnes perçues comme « non blanches » peut être estimée à environ 25 %, sous réserve des limites méthodologiques et de la difficulté pour certaines personnes, notamment issues de parents d’origines différentes, de se reconnaître dans ces catégories.

L’analyse souligne l’importance du refus d’être catégorisé et les limites de sens de cet exercice pour une partie de la population. Le caractère subjectif de la perception et l’absence de catégorisation imposée par un enquêteur sont mis en avant comme des éléments qui compliquent l’interprétation des résultats et leur usage pour le suivi des politiques publiques. Les auteurs indiquent qu’en l’absence d’enquêtes comparables antérieures, il n’est pas possible de mesurer des évolutions dans le temps sur cette base.

L’article rappelle toutefois qu’entre 2015 et 2025, la part des immigrés dans la population vivant en France est passée d’environ 9 % à 11 %, et qu’environ la moitié des immigrés récents sont originaires d’un pays d’Afrique. Sur cette base, il est jugé « très probable » que la part des personnes perçues comme « non blanches » ait légèrement augmenté au cours des dernières années, de l’ordre d’un point de pourcentage, sans que cette estimation puisse être précisément vérifiée. Ces éléments sont susceptibles d’alimenter la réflexion sur la représentation des origines, par exemple à l’Assemblée nationale, et plus largement sur les inégalités liées aux origines perçues, tout en rappelant les contraintes légales et méthodologiques pesant sur la production de ce type de données en France. (contenu résumé par l’IA)​Lire la Suite​

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