Le ministre français de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé lors de sa conférence de presse de rentrée du 25 août l’extension à l’ensemble des départements, à partir de janvier 2027, d’une expérimentation de coconstruction de la carte scolaire avec les élus locaux. Cette démarche, engagée initialement dans dix-huit départements, fait suite à une étude prospective commandée par le ministre à son arrivée, projetant une baisse de 1,7 million d’élèves d’ici 2035. Dès la rentrée du 1er septembre, le ministère constate déjà une diminution de 161 000 élèves par rapport à 2025, supérieure aux prévisions qui étaient de 150 000 élèves en moins. Le ministère souligne que ces « bouleversements démographiques » fragilisent l’école dans son maillage territorial et qu’il souhaite s’affranchir du cadre strict de la double annualité budgétaire et scolaire pour éviter une « dévitalisation du territoire ».
L’expérimentation consiste à élaborer la carte scolaire avec une visibilité de cinq à dix ans, en construisant les moyens budgétaires à partir des besoins des territoires plutôt que l’inverse. Pour le projet de loi de finances pour 2027, les premiers retours des départements expérimentateurs alimentent directement les discussions interministérielles, ce que le ministre présente comme un résultat positif. Un objectif opérationnel affiché est que les maires ne découvrent plus en mars les ouvertures ou fermetures de classes pour la rentrée de septembre.
Au-delà de la seule répartition des moyens, le ministère souhaite utiliser la baisse des effectifs comme levier pour repenser l’offre scolaire à l’échelle des départements, des bassins de vie et des communes, dans une logique d’aménagement du territoire. L’enjeu mis en avant est l’égalité d’accès, notamment entre territoires ruraux et urbains, à certaines offres spécifiques (sections internationales, classes à horaires aménagés musique, diversité linguistique). Le ministre indique que les collectivités territoriales sont appelées à devenir des « partenaires absolues de l’école » dans cette recomposition de la carte et de l’offre scolaires, qui vise à faire de l’implantation d’établissements un facteur de dynamique territoriale. Les informations disponibles portent uniquement sur le périmètre français et ne mentionnent pas de comparaisons internationales. (contenu résumé par l’IA)Lire la Suite
