Canicule, sécheresse, incendies : le bilan climatique hors normes de l’été 2026

Météo-France, aux côtés de la ministre de la Transition écologique Monique Barbut, a présenté le bilan climatique de l’été 2026 et annoncé la mise en place, à compter du 1er septembre, de cartes de vigilance plus précises à l’intérieur de chaque département pour quatre phénomènes : vent, orages, pluie-inondation et neige-verglas. Ces évolutions concernent directement le dispositif de vigilance météorologique utilisé par les autorités publiques pour la gestion des risques climatiques et sanitaires.

L’été 2026 est qualifié par Météo-France de plus chaud jamais enregistré en France. Par rapport à un été moyen de l’ère pré-industrielle, l’anomalie de température est de +5 °C, dont environ 2,4 °C sont directement attribués au changement climatique. La température moyenne sur 24 heures a atteint 24 °C, soit +3,6 °C par rapport à la normale, devant les étés 2003 (+2,7 °C) et 2022 (+2,3 °C). Selon la présidente-directrice générale de Météo-France, Virginie Schwarz, cet été aurait été quasi impossible sans le changement climatique, tout en restant un événement encore rare dans la variabilité actuelle.

Les vagues de chaleur ont été particulièrement marquées et répétées. Trois vagues de chaleur se sont succédé pour un total de 53 jours, contre 33 jours en 2022, ce qui est présenté comme un changement de magnitude. La vague de chaleur la plus intense depuis 1947 a eu lieu en juin, avec 72 départements placés en vigilance rouge canicule du 17 au 30 juin, tandis que la plus longue s’est produite en août. Aucun territoire n’a été épargné par les vigilances canicule : tous les départements ont connu au moins une vigilance orange, et 73 départements ont été placés au moins une fois en vigilance rouge canicule. Ces éléments sont susceptibles d’avoir des implications fortes pour les plans de gestion des canicules, la prévention des risques sanitaires et l’organisation des services de santé, sociaux et médico-sociaux.

En termes de températures maximales, 90 % du territoire a enregistré au moins une journée avec une température maximale supérieure ou égale à 35 °C, et 40 % du territoire a connu au moins une journée avec une température égale ou supérieure à 40 °C, seuil qualifié d’exceptionnel pour la France métropolitaine. Certains territoires ont cumulé 50 à 60 jours au-dessus de 35 °C, y compris dans la moitié nord du pays, ce qui illustre une extension géographique du phénomène de chaleur extrême, potentiellement importante pour l’adaptation des politiques de santé au travail, de protection des publics vulnérables et d’organisation du travail en période estivale.

Enfin, l’été 2026 est également le moins pluvieux depuis 1959, avec un déficit de précipitations de 40 % par rapport à la normale saisonnière, à rebours des fortes pluies du début d’année (+35 %). À l’exception d’une petite partie du sud-est, quasiment tout le territoire est concerné par ce déficit. Ce contexte de sécheresse estivale, conjugué aux fortes chaleurs, peut avoir des répercussions sur les conditions de vie, les ressources en eau et certaines activités économiques et d’emploi, même si ces impacts ne sont pas détaillés dans la source. (contenu résumé par l’IA)Lire la Suite

Retour en haut