Des chercheurs de l’Inserm, du CNRS et de l’Université Paris Cité, au sein de l’institut Necker-Enfants malades, publient dans la revue Cell Metabolism une nouvelle classification du diabète de type 2 fondée sur des profils immunitaires. Ils montrent, à partir d’analyses de sang, qu’il existe quatre sous-types de diabète de type 2, caractérisés par des configurations différentes de cellules immunitaires et associés à des niveaux distincts de risque de complications, en particulier cardiovasculaires. Parmi ces sous-types, un profil dit « SIND » (Severe Inflammatory Diabetes), marqué par une forte densité de cellules immunitaires et une inflammation importante, est associé à un risque plus élevé de complications. D’autres profils incluent un diabète inflammatoire léger (« MIND » – Mild Inflammatory Diabetes) et un diabète riche en lymphocytes (« LYRD » – Lymphocyte-Rich Diabetes), avec des caractéristiques immunitaires différenciées.
Le diabète de type 2 représente plus de 90 % des cas de diabète dans le monde et touche environ 589 millions de personnes, avec une prévalence en augmentation. Il s’accompagne fréquemment d’autres pathologies cardiométaboliques, dont l’obésité et les maladies cardiovasculaires, et entraîne des conséquences graves à long terme. Jusqu’ici, la plupart des patients atteints de diabète de type 2 étaient considérés comme formant un groupe homogène, alors que des données récentes suggèrent l’existence de sous-groupes cliniquement et biologiquement distincts. Les classifications existantes ne permettent toutefois pas encore de rendre compte de toute la complexité de la maladie ni de prédire de manière suffisamment fine les risques individuels de complications.
Les travaux présentés proposent des marqueurs immunitaires simples, accessibles par une prise de sang, pour mieux caractériser les patients et stratifier leur risque. Cette approche pourrait, à terme, faciliter une prise en charge plus personnalisée des personnes vivant avec un diabète de type 2, en identifiant en amont les profils les plus exposés aux complications cardiovasculaires et en ajustant les traitements en conséquence. Le texte source ne détaille pas encore les modalités de mise en œuvre clinique ni les impacts organisationnels ou économiques éventuels, mais souligne le potentiel de cette classification comme outil d’amélioration du ciblage des prises en charge dans un contexte de forte charge mondiale de la maladie. (contenu résumé par l’IA)Lire la Suite
