La septième Conférence nationale du handicap (CNH), prévue tous les trois ans depuis la loi de 2005 sur l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, s’est tenue le 4 septembre 2026 sous l’égide du président de la République. Pour la première fois, elle s’est déroulée hors de l’Élysée, au Prisme de Bobigny, équipement sportif issu des Jeux paralympiques de 2026, afin de marquer un ancrage territorial renforcé et une ouverture à un public plus large. L’événement a été préparé par des groupes de travail nationaux et régionaux et retransmis dans les préfectures, pour un total revendiqué d’environ 5 000 participants.
Le format a été conçu pour donner la première place aux personnes en situation de handicap, notamment via l’animation assurée par trois personnalités handicapées (Théo Curin, Virginie Dubost, Laetitia Bernard) et une mise en scène où la majorité des ministres présents ne montaient pas sur scène. Seules la ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Stéphanie Rist, et la ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Camille Galliard-Minier, ont prononcé des discours d’ouverture. Les autres ministres (Éducation nationale, Emploi, Transports, Culture, Sports, etc.) ont répondu brièvement, depuis la salle, à des questions ciblées, sans annonce détaillée rapportée dans le texte.
Les principales parties prenantes institutionnelles – Association des maires de France (AMF), Départements de France, Régions de France, Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH), collectif Handicaps – ont été invitées à présenter leur appréciation du bilan et des insuffisances de la politique du handicap, ainsi que leurs attentes. Départements de France, par la voix de Marc Fleuret (président du conseil départemental de l’Indre), a insisté sur la nécessité de clarté, de concertation et de moyens financiers jugés à la hauteur des enjeux. Régions de France, via Sandrine Cheix, a alerté l’État sur la suppression de places d’apprentissage, en rappelant qu’environ 10 % des apprentis seraient en situation de handicap. L’AMF, par Isabelle Assih, maire de Quimper, a critiqué un manque de concertation, citant l’exemple de l’annonce de la création de pôles d’appui à la scolarité apprise « par hasard » le jour de la rentrée scolaire.
La CNH a ainsi mis en évidence plusieurs enjeux de politique publique relatifs au handicap : gouvernance et concertation entre l’État et les collectivités, besoins de financement, accès à la scolarisation et à l’apprentissage pour les personnes handicapées, ainsi que, plus largement, la question du suivi des engagements pris lors des précédentes conférences. Le discours final du président de la République, présenté comme un invariant de ce format et constituant son troisième et dernier exercice dans ce cadre après les éditions de 2020, est mentionné comme un moment de bilan et de présentation de résultats, notamment en matière de scolarisation et de remboursement des fauteuils, sans détail chiffré dans le texte. (contenu résumé par l’IA)Lire la Suite
