Santé sexuelle : la nouvelle feuille de route d’ici 2030 finalement dévoilée

La Direction générale de la santé a rendu publique une nouvelle feuille de route nationale pour la santé sexuelle, attendue depuis plus de six mois. Celle-ci fixe comme ambition de garantir à toutes et tous un accès effectif à la santé sexuelle tout au long de la vie. Les priorités annoncées portent sur la prévention précoce et renforcée, la simplification et l’amélioration de l’accès aux soins, la lutte accélérée contre le VIH, les IST et les hépatites virales, la garantie de l’accès à la contraception et à l’interruption volontaire de grossesse (IVG), ainsi que la réduction des inégalités sociales et territoriales de santé.

Le ministère rappelle plusieurs avancées depuis 2017, notamment la mise en place du premier programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (Evars), l’inscription dans la Constitution de la liberté de recourir à l’IVG, et l’accès sans ordonnance, intégralement pris en charge pour les moins de 26 ans, au dépistage du VIH et des IST. Il souligne cependant la persistance de défis majeurs : inégalités sociales et territoriales, évolution des pratiques, transformations liées au numérique.

La feuille de route comporte 22 actions et fait des jeunes une cible prioritaire, avec la poursuite du déploiement du programme Evars et un renforcement de la lutte contre la désinformation. Elle introduit un volet spécifique sur le chemsex, situé à l’interface entre santé sexuelle, addictologie et santé mentale. En matière de contraception et d’IVG, l’objectif affiché est de rendre les parcours plus lisibles et plus fluides.

La France réaffirme par ailleurs l’objectif d’éliminer la transmission du VIH à l’horizon 2030, en combinant dépistage, prévention, prophylaxie pré-exposition (PrEP) et extension des catégories de professionnels autorisés à prescrire un traitement post-exposition (TPE). Le ministère annonce une attention renforcée aux publics les plus exposés : jeunes, personnes en situation de précarité, de handicap, personnes LGBT+, migrantes, personnes prostituées. La feuille de route prévoit notamment le développement de centres de santé et de médiation en santé sexuelle, ciblant prioritairement les populations particulièrement exposées au VIH ou éloignées du système de soins.

La mise en œuvre repose sur une déclinaison territoriale des actions, chaque territoire devant adapter les orientations nationales aux besoins spécifiques de sa population et à son tissu d’acteurs de proximité. Les comités de coordination régionale de la santé sexuelle (CoReSS), issus de l’élargissement des missions des CoReVIH, sont identifiés comme acteurs clés de l’animation régionale, de la coordination des acteurs institutionnels, associatifs et communautaires, et de l’adaptation des actions aux contextes locaux. Les co-présidents du comité de pilotage de la feuille de route insistent notamment sur la nécessité d’une meilleure lisibilité de l’offre. (contenu résumé par l’IA)Lire la Suite

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