L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) informe directement les femmes utilisant un contraceptif à base de désogestrel en raison de nouvelles données scientifiques sur le risque de méningiome. Ces données proviennent de l’étude EPI-PHARE publiée en 2024, qui a permis de mieux caractériser le risque associé aux contraceptifs contenant du désogestrel ou de l’étonogestrel.
À la suite de ces résultats, l’ANSM a mené plusieurs actions d’information. Elle a d’abord communiqué largement en décembre 2024 sur les premiers résultats de l’étude et sur les premières recommandations d’utilisation et de surveillance des contraceptifs concernés. En mars 2025, elle a diffusé des recommandations de bon usage et de suivi finalisées dans le cadre des travaux d’un comité scientifique temporaire « Contraception et risque de méningiome », constitué d’experts et mis en place par l’Agence.
Les professionnels de santé susceptibles de prescrire ces contraceptifs (sages-femmes, médecins généralistes, gynécologues, endocrinologues, radiologues, neurologues, neurochirurgiens) ont été informés par courriel de ces recommandations en juin 2025. Parallèlement, à la demande de l’ANSM, le comité de pharmacovigilance (PRAC) de l’Agence européenne des médicaments (EMA) a analysé les résultats de l’étude EPI-PHARE. En juillet 2026, l’EMA a recommandé d’ajouter l’information relative au risque de méningiome dans la notice destinée aux patientes et dans le résumé des caractéristiques du produit des traitements contenant ces progestatifs. À la suite de cette décision européenne, les laboratoires concernés ont adressé une lettre de type DHPC aux professionnels de santé pour relayer ces recommandations.
Dans ce contexte, l’ANSM a décidé de compléter le dispositif d’information en s’adressant directement aux utilisatrices. L’Assurance maladie a identifié, à partir de ses données de remboursement, les femmes ayant eu au moins une prescription remboursée de désogestrel 75 µg au cours des 12 derniers mois. Environ 1,6 million de femmes ont ainsi reçu un courrier d’information, afin qu’elles disposent d’éléments actualisés sur le risque de méningiome et puissent en discuter lors d’une prochaine consultation de routine avec leur médecin, gynécologue ou sage-femme.
Les médecins et sages-femmes ont été informés à plusieurs reprises du risque de méningiome associé au désogestrel, notamment en juin 2025 et en août 2026. Ils ont également reçu début septembre 2026 un courrier personnalisé les informant de nouveau et les avertissant que leurs patientes allaient recevoir un courrier individuel, afin de coordonner l’information et la prise en charge. (contenu résumé par l’IA)Lire la Suite
