Le texte signale la persistance de fortes difficultés d’accès au logement pour les jeunes en France, malgré l’alerte déjà formulée en 2025 par le Conseil d’orientation des politiques de jeunesse (COJ) et le Conseil national de l’habitat (CNH) dans un rapport conjoint. Les étudiants, apprentis, jeunes actifs, jeunes parents et jeunes majeurs sortant de l’aide sociale à l’enfance (ASE) sont confrontés à un marché locatif saturé, marqué par une insuffisance d’offres dans le parc social et les structures dédiées, les obligeant à se tourner vers le secteur privé.
Dans les zones tendues, l’accès au parc privé est décrit comme particulièrement difficile. Une enquête de Que Choisir Ensemble publiée en juillet 2026 indique que 95 % des annonces locatives dans les grandes villes dépassent les plafonds de l’encadrement des loyers, avec un surcoût moyen de 234 euros par mois, pouvant atteindre 900 euros pour des studios de 15 m². Ce niveau de loyer est en décalage avec les ressources des jeunes décohabitants, dont le revenu médian est de 939 euros par mois. Cette inadéquation économique conduit un nombre croissant de jeunes à renoncer à des emplois ou des formations, leurs choix d’orientation étant conditionnés par la possibilité d’accéder à un logement plutôt que par leur projet professionnel.
Les conséquences sont particulièrement marquées pour les publics les plus vulnérables. Près de 10 000 jeunes suivis par les missions locales sont sans hébergement ou orientés vers l’hébergement d’urgence. Une enquête 2026 de la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), menée auprès de 389 structures de la veille sociale (maraudes et accueils de jour), montre que 86 % d’entre elles rencontrent régulièrement des jeunes de 18 à 25 ans. Les données de l’Insee indiquent en outre qu’un quart des personnes sans domicile âgées de 18 à 25 ans sont d’anciens enfants confiés à l’ASE, ce qui met en lumière un enjeu spécifique de sortie de prise en charge.
Ces constats ont été repris dans un communiqué collectif en date du 8 septembre par plusieurs organisations : la FAS, l’Union nationale pour l’habitat des jeunes (UNHAJ), l’Union nationale des comités locaux pour le logement autonome des jeunes (UNCLLAJ), l’Union professionnelle du logement accompagné (Unafo) et l’Union nationale des missions locales (UNML). Ces acteurs alertent sur une « bascule sociale » pour les jeunes issus de familles modestes, pour lesquels l’entrée dans l’âge adulte s’accompagne d’une dégradation des conditions de vie allant jusqu’au risque de vie à la rue.
Afin d’enrayer cette dynamique, ce collectif propose dix mesures structurées autour de trois axes stratégiques : développement et adaptation de l’offre de logement, amélioration de la solvabilité des ménages jeunes et renforcement de l’accompagnement social. Le détail de ces mesures n’est pas précisé dans le texte, mais elles visent explicitement l’insertion sociale et professionnelle des jeunes via un accès sécurisé au logement. (contenu résumé par l’IA)Lire la Suite
