Accélérer l’adaptation au changement climatique pour mieux l’anticiper | Le Conseil économique social et environnemental 

L’épisode actuel de canicule en vigilance rouge concerne 63 millions de personnes en France et perturbe fortement la vie quotidienne, le travail et l’organisation familiale. Environ 1 300 écoles et collèges ont été fermés, tandis que d’autres établissements scolaires accueillent les élèves dans des conditions dégradées. De nombreux parents doivent poser des congés ou recourir au télétravail pour assurer la garde de leurs enfants. Dans certains secteurs économiques, notamment le commerce et le bâtiment, l’activité est fortement réduite voire à l’arrêt, avec recours au chômage partiel. Les agriculteurs et éleveurs subissent un risque élevé de pertes de cultures, de bétail et de revenus, compromettant la viabilité de leurs exploitations.

Les fortes chaleurs affectent particulièrement la santé des personnes fragiles, entraînant une hausse des passages aux urgences, déjà en tension. Les services hospitaliers peinent à rafraîchir les patients dans des chambres dépourvues de dispositifs de régulation thermique adaptés. L’ensemble de ces éléments met en évidence des coûts sanitaires, sociaux, économiques et environnementaux importants, et alimente le constat d’une nécessité d’accélérer l’adaptation climatique du pays. Les modèles climatologiques évoqués indiquent que cet épisode de canicule ne serait qu’un prélude à des vagues de chaleur plus longues et plus intenses, pouvant atteindre jusqu’à 80 jours avec une température moyenne de 35 °C.

Sur le plan des politiques publiques, le Gouvernement a mis en place en 2023 le « Fonds vert » destiné à soutenir les territoires dans l’amélioration de leurs performances environnementales, l’adaptation au changement climatique et l’amélioration du cadre de vie. Toutefois, dans un contexte de fortes contraintes budgétaires, les dotations prévues pour ce fonds sont en forte diminution : 2 milliards d’euros en 2024, 1,15 milliard d’euros en 2025 et 650 millions d’euros en 2026, soit une réduction d’environ un tiers en trois ans. Ce sous-financement transfère une partie importante de la charge financière vers les collectivités territoriales, alors qu’elles sont responsables de l’entretien de la majorité des infrastructures : plus de 700 000 km de routes, la grande majorité des ponts et 60 000 km de pistes cyclables, ainsi que de nombreux bâtiments publics, en particulier les établissements scolaires gérés par les communes, les départements et les régions.

Selon une estimation d’Allianz Trade citée dans le texte, le coût cumulé des canicules pourrait atteindre 210 milliards d’euros d’ici 2030. Il est indiqué que le coût de l’inaction serait supérieur à celui des politiques d’adaptation et d’atténuation, d’où l’appel à un changement de paradigme consistant à transformer l’inéluctabilité du changement climatique à moyen terme en opportunité, notamment par l’adaptation des infrastructures et des bâtiments. Le texte mentionne également l’institut I4CE comme source d’estimations des besoins d’investissement pour la régénération et la modernisation des infrastructures, sans toutefois fournir de chiffres détaillés. L’ensemble renvoie à un enjeu majeur et urgent pour les politiques publiques en matière de santé, de cohésion sociale, de soutien aux secteurs économiques vulnérables et de financement des investissements d’adaptation au niveau national et local. (contenu résumé par l’IA)​Lire la Suite​

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