Dans la fonction publique, les postes de direction restent plus souvent occupés par des hommes

L’Observatoire des inégalités met en évidence la persistance d’un « plafond de verre » pour les femmes dans la fonction publique française, malgré une féminisation globale des effectifs. Alors que les femmes représentent 64 % de l’ensemble des agents publics (contre 48 % des emplois dans le secteur privé), elles ne comptent que pour 45 % des cadres supérieurs et des personnels de direction. Leur part dans les emplois de catégorie A+ a néanmoins progressé de six points depuis 2013, passant de 39 % à 45 %.

Dans la fonction publique de l’État (FPE), les femmes constituent 58 % des effectifs, mais seulement 38 % des emplois d’encadrement supérieur et de direction en 2023, contre 30 % dix ans plus tôt. Pour les postes les plus élevés, nommés par décret du président de la République, leur part atteint 32 %, après une hausse de douze points depuis 2013 (20 %). Elles occupent 41 % des postes de recteur d’académie, 37 % des directions d’administration centrale et 34 % des postes d’ambassadeur. Les femmes ne représentent que 24 % des préfets, les hommes étant ainsi trois fois plus nombreux à la tête des préfectures, alors que ces fonctions jouent un rôle central de représentation du gouvernement et de l’État sur le territoire.

Dans la fonction publique territoriale (FPT), les femmes représentent 61 % de l’ensemble des agents et 54 % des emplois de catégorie A+, soit une progression limitée de deux points depuis 2013 (52 %). Leur proportion est plus faible parmi les emplois de direction (34 %) et atteint 40 % dans l’encadrement supérieur, en hausse par rapport à 2013 (28 %).

Dans la fonction publique hospitalière (FPH), les femmes sont très majoritaires (78 % des emplois) et occupent 55 % des postes d’encadrement et de direction, soit une progression de dix points depuis 2013. Elles détiennent 56 % des emplois de direction des hôpitaux.

Ces constats concernent l’ensemble des trois versants de la fonction publique (État, hospitalière, territoriale) et soulignent que, malgré des avancées, les postes assortis de fortes responsabilités hiérarchiques restent majoritairement occupés par des hommes. Le ministère de l’Action et des Comptes publics est cité comme source des données globales sur la fonction publique, et l’Observatoire des inégalités comme organisme d’analyse. Le texte rappelle qu’une obligation de respect de certaines règles pèse sur les employeurs publics depuis 2017, sans en préciser le contenu, ce qui limite l’appréciation précise des leviers réglementaires mobilisés. Ces éléments constituent des indicateurs utiles pour le suivi des politiques d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la fonction publique. (contenu résumé par l’IA)​Lire la Suite​

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