Le Premier ministre a annoncé de nouvelles mesures de soutien face à la hausse des prix des carburants, à la suite d’un appel d’Emmanuel Macron en conseil des ministres à une « totale mobilisation » sur l’approvisionnement et la maîtrise des prix. L’exécutif indique viser la préservation de l’activité économique, de l’emploi et de la croissance, ainsi que la visibilité des entreprises, tout en cherchant à contenir la montée de la colère sociale.
Pour les pêcheurs, dont certains ont récemment bloqué des dépôts pétroliers en Méditerranée, l’aide sur le carburant est relevée de 25 à 35 centimes par litre, retrouvant le plafond autorisé par la Commission européenne après une baisse décidée cet été. Cette revalorisation est présentée par les services du Premier ministre comme un levier pour permettre aux navires de continuer à sortir en mer. Une partie des pêcheurs la juge toutefois insuffisante, la qualifiant de « poudre aux yeux » et estimant que les 10 centimes supplémentaires ne compensent pas la hausse récente du prix du carburant.
Pour les entreprises éligibles du BTP, le dispositif d’aide est prolongé à hauteur de 20 centimes par litre de gazole non routier. Pour les agriculteurs, l’aide de 15 centimes par litre de carburant est également prolongée et annoncée comme complémentaire des autres mesures du « plan d’urgence agricole ».
Emmanuel Macron a souligné sur le réseau X que la hausse des prix de l’énergie, liée à des événements internationaux, pèse directement sur le quotidien des Français, et a mis en avant une action visant à réduire les tensions, sécuriser les approvisionnements et atténuer la pression sur les prix. La situation sociale apparaît toutefois tendue, la CGT de TotalEnergies ayant appelé à une grève sur l’ensemble des sites le 8 octobre, avec des revendications centrées sur le pouvoir d’achat et l’emploi.
Les prix à la pompe ont atteint de nouveaux pics : 2,15 euros le litre d’essence en moyenne et 2,35 euros le litre de gazole. L’Insee a récemment signalé le poids croissant de la dépense en carburant dans les revenus des ménages, en particulier dans certains territoires périphériques. Une étude de la Fondation Jean Jaurès indiquait fin juillet que des automobilistes estiment que leur vie quotidienne s’est « rétrécie » sous l’effet de l’envolée des prix des carburants. Une enquête publiée le 17 septembre par l’association Wimoov (groupe SOS) confirme par ailleurs que de plus en plus de Français rencontrent des difficultés de déplacement pour des raisons financières ou d’isolement géographique, ce qui renvoie à des enjeux de mobilité, d’inégalités territoriales et de risques de limitation d’accès à l’emploi et aux services. (contenu résumé par l’IA)Lire la Suite
