Les pistes du haut-commissariat à la stratégie et au plan pour « repenser les solidarités dans une France vieillissante »

Le Haut-commissariat à la stratégie et au plan (HCSP) a présenté le 17 septembre 2026 une contribution intitulée « Repenser les solidarités dans une France vieillissante », réalisée dans le cadre de son exercice prospectif « France 2035-2050 ». Ce travail analyse l’impact des transformations démographiques sur l’organisation de la société française et sur les besoins de services publics, en insistant sur la recomposition par âge de la population plus que sur l’évolution des effectifs totaux.

Sur la base du scénario central de l’Insee, la France compterait 69,7 millions d’habitants en 2035. La part des moins de 15 ans diminuerait à 13,9 % (contre 16,6 % en 2025), tandis que la part des 75-84 ans augmenterait à 9 % (7,3 % en 2025) et celle des 85 ans et plus à 4,6 % (3,5 % en 2025). À l’horizon 2050, la population totale se situerait entre 66,4 et 71,7 millions d’habitants selon le solde migratoire, avec une stabilisation dans l’hypothèse centrale. La répartition par âge continuerait à se transformer, avec une part des moins de 15 ans autour de 13 % et une part des 85 ans et plus dépassant 6 %. Le HCSP souligne que cette évolution implique un renouvellement des besoins de services publics et une adaptation des territoires.

Le HCSP met en évidence de fortes disparités territoriales, notamment via un exemple portant sur les effectifs d’élèves du premier degré, qui diminueraient en moyenne de 15,2 % entre 2025 et 2035. Certains départements, notamment du nord-est et du centre, enregistreraient des baisses plus marquées (entre –19,5 % et –29,3 %), tandis que d’autres, surtout dans l’ouest et le sud, connaîtraient des diminutions plus modérées (entre –4,5 % et –11,5 %). Cette différenciation croissante des trajectoires locales conduit le HCSP à recommander la mise en place d’une planification territorialisée des services publics, en particulier éducatifs.

Le travail a été coordonné par la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) du ministère, représentée par sa directrice Magda Tomasini, qui indique que l’échelon départemental a été retenu compte tenu des variabilités infra-régionales. La publication préconise une planification anticipant à la fois les besoins en infrastructures (établissements médico-sociaux, logements adaptés, transports, services de proximité) et les besoins en professionnels nécessaires à leur fonctionnement. Elle insiste également sur la prise en compte des conditions concrètes d’accès aux services publics et sur la nécessité d’une stratégie relative aux métiers du soin, de l’accompagnement et de l’encadrement, dans un contexte de vieillissement démographique et de recomposition des solidarités. (contenu résumé par l’IA)Lire la Suite

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