Le 17 septembre 2026, à sept mois de l’élection présidentielle, le président de l’Uniopss (Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés non lucratifs sanitaires et sociaux), Daniel Goldberg, a alerté la presse sur la situation des associations de solidarité et de santé dans un contexte présenté comme marqué par de multiples transitions (démocratique, géopolitique, économique, démographique, numérique et environnementale). L’Uniopss défend la nécessité de solutions collectives fondées sur un « choix liminaire » de solidarité, définie comme horizontale (« de chacun avec tous ») et non uniquement verticale vers les publics les plus en difficulté.
L’Uniopss, qui se présente comme « partie de la solution », signale de fortes tensions financières pesant sur les associations : baisses de subventions, gels de budgets, prise en charge insuffisante par les financeurs de surcoûts estimés à environ 600 millions d’euros en année pleine, liés notamment à l’assujettissement à la taxe d’apprentissage et à la « régression générale dégressive unique ». L’organisation avait déjà saisi le Premier ministre en juin sur l’augmentation des « dépenses contraintes » mettant en danger de nombreuses structures. Selon les données avancées, 10 % des établissements sociaux et médico-sociaux du champ de l’autonomie auraient une trésorerie inférieure à six jours d’exploitation. Certaines structures importantes sont placées en redressement judiciaire (fondation Œuvre de la Croix Saint-Simon) ou contraignent fortement leurs activités, comme APF France handicap et le Secours catholique. L’Uniopss appelle à un « sursaut » face à une situation jugée particulièrement inquiétante.
Dans la perspective de l’élection présidentielle, l’Uniopss, en lien avec l’Udes (Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire) et la CFDT Santé sociaux, prépare des auditions des groupes parlementaires et des équipes de candidats. L’objectif affiché est de peser sur la campagne afin de garantir les conditions d’un accompagnement homogène des personnes « quels que soient les situations et les territoires ». L’Union, qui regroupe environ 35 000 établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux, diffuse à cette occasion un document de « rentrée sociale » d’analyse des enjeux politiques et budgétaires de fin de quinquennat, ainsi qu’un manifeste adressé au futur chef de l’État, intitulé « Une France solidaire pour une France forte ! », daté par anticipation au 3 mai 2027, au lendemain prévu du second tour de l’élection présidentielle. (contenu résumé par l’IA)Lire la Suite
