L’Observatoire des inégalités, à partir de données de l’Insee (France, données 2021 et 2024), décrit une échelle des niveaux de vie après impôts et prestations sociales pour une personne seule et précise plusieurs seuils pertinents pour le suivi des politiques sociales. Il rappelle qu’une partie de la population la plus modeste échappe largement à la mesure statistique et vit avec 200 à 300 euros par mois, voire moins, notamment les personnes sans domicile, les jeunes isolés au chômage et les migrants sans papiers.
Le revenu de solidarité active (RSA) est indiqué à 573 euros par mois, soit un niveau très inférieur au seuil de pauvreté fixé à 50 % du niveau de vie médian, c’est‑à‑dire 1 114 euros mensuels en 2024 selon l’Insee. Le salaire minimum interprofessionnel de croissance (smic) net est de 1 478 euros par mois, avec la possibilité d’une prime d’activité pour les salariés aux revenus modestes. Jusqu’à 1 748 euros de niveau de vie mensuel après impôts et prestations, une personne seule appartient aux catégories populaires (30 % les plus modestes). Les classes moyennes se situent entre 1 748 et 3 232 euros mensuels. Le niveau de vie médian est de 2 228 euros.
Les catégories aisées commencent à 3 232 euros par mois, seuil d’entrée des 20 % de niveaux de vie les plus élevés. L’Observatoire des inégalités fixe un seuil de richesse au double du niveau de vie médian, soit 4 456 euros mensuels. À partir de 5 102 euros, une personne seule entre parmi les 5 % les plus riches. Les 1 % les plus riches disposent d’au moins 7 512 euros par mois, environ 630 000 personnes dépassant ce seuil. Le 0,1 % le plus riche perçoit plus de 19 514 euros et le 0,01 % plus de 70 879 euros mensuels, des montants qualifiés de trop élevés pour être représentés sur l’échelle proposée.
Le texte précise que la notion de « niveau de vie » utilisée pour les seuils de pauvreté et de richesse correspond au revenu après impôts et prestations sociales, alors que les montants du smic net et du RSA sont donnés avant impôts et prestations. Il est indiqué qu’une comparaison rigoureuse exigerait d’ajouter notamment les allocations logement à ces derniers montants. Les chiffres présentés sont donc à interpréter comme des ordres de grandeur pour l’analyse des inégalités de revenus et des publics cibles des politiques sociales. (contenu résumé par l’IA)Lire la Suite
