Un arrêté du 17 juillet 2026 abroge, à compter du 20 juillet 2026, l’arrêté du 12 février 2025 qui rendait obligatoire la délivrance à l’unité des médicaments à base de quétiapine 50 mg à libération prolongée (LP), pris en application de l’article L. 5121-33-1 du code de la santé publique. Cette abrogation intervient dans un contexte d’amélioration de la disponibilité des médicaments à base de quétiapine LP, alors que des tensions d’approvisionnement importantes avaient auparavant affecté tous les dosages (50 mg, 300 mg et 400 mg LP), en raison de difficultés de production chez le fabricant Pharmathen International, fournisseur de plusieurs laboratoires.
La recommandation antérieure de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), permettant aux pharmaciens de substituer, en dernier recours, une préparation magistrale de quétiapine à libération immédiate (LI) à un médicament à base de quétiapine LP indisponible, prend également fin au 20 juillet 2026. À partir de cette date, les pharmaciens doivent délivrer uniquement le médicament prescrit ; les préparations magistrales de quétiapine LI ne peuvent plus être remises qu’en cas de prescription explicite.
Face aux tensions d’approvisionnement, plusieurs mesures avaient été mises en place : contingentement quantitatif des spécialités concernées, arrêt des exportations par les grossistes répartiteurs, demande aux laboratoires d’identifier des spécialités de quétiapine LI (non commercialisées en France) ou LP importables, quelle que soit la dose, et déploiement d’un dispositif de préparations magistrales de quétiapine et de dispensation à l’unité. L’ANSM a par ailleurs émis des recommandations de bon usage afin de limiter l’impact de la pénurie : restriction des prescriptions aux seules indications autorisées (avec exclusion de l’usage pour l’insomnie), absence d’initiation de nouveaux traitements par quétiapine LP sauf pour les épisodes dépressifs dans le cadre d’un trouble bipolaire, et priorité donnée aux alternatives thérapeutiques disponibles.
Les prescripteurs sont invités à recourir à une alternative thérapeutique lors de l’initiation de traitement et, désormais, aussi pour les patients déjà traités, dès que possible et pour toutes les indications, sauf en cas d’épisode dépressif caractérisé dans le cadre d’un trouble bipolaire. Les spécialités à base de rispéridone, de palipéridone, d’amisulpride et de dérivés du valproate (divalproate de sodium, valpromide), déjà en tension d’approvisionnement, ne doivent pas être utilisées comme alternatives à la quétiapine. L’aripiprazole est cité comme alternative de première intention. Ces mesures et recommandations relèvent principalement de l’ANSM et s’inscrivent dans la régulation de l’offre de soins, la sécurisation de la prise en charge des patients et la gestion des tensions d’approvisionnement en médicaments en France. (contenu résumé par l’IA)Lire la Suite
