France-Japon : une nouvelle impulsion pour la recherche biomédicale

La France et le Japon ont réaffirmé en avril 2026, par une déclaration conjointe sur la santé mondiale signée par le président de la République Emmanuel Macron et la Première ministre japonaise Sanae Takaichi, leur volonté de jouer un rôle moteur dans l’amélioration de la santé mondiale en s’appuyant sur des expertises scientifiques complémentaires. Dans ce cadre, la France décide d’ouvrir à Tokyo le bureau à vocation régionale de l’Inserm pour l’Asie, afin de structurer et intensifier les coopérations scientifiques, notamment avec le Japon.

L’Inserm définit une nouvelle stratégie internationale autour de trois axes principaux : connecter, accélérer et changer d’échelle. Cette stratégie vise à renforcer la recherche biomédicale sur des thématiques jugées prioritaires au plan mondial, en particulier l’intelligence artificielle, les maladies émergentes, le vieillissement en bonne santé et les cancers. Elle s’inscrit dans un contexte de montée en puissance des collaborations scientifiques franco-japonaises, avec environ 550 co‑publications annuelles, en hausse de 27 % depuis 2023.

L’ouverture officielle du bureau Inserm en Asie à Tokyo donnera lieu, le 2 octobre 2026, à une journée d’échanges scientifiques et institutionnels organisée à l’Ambassade de France au Japon. À cette occasion, quatre partenariats scientifiques franco‑japonais de haut niveau seront signés par le PDG de l’Inserm, Didier Samuel, et plusieurs responsables d’organismes de recherche japonais : Kyoko Nozaki pour le RIKEN (agence nationale de recherche et développement), Hiroshi Toshiyoshi pour l’Institute of Industrial Science de l’Université de Tokyo, Hitoshi Nakagama pour la Japan Agency for Medical Research and Development, et Yoshito Oshima pour le National Institute for Environmental Studies (NIES). Ces accords ont vocation à structurer la coopération bilatérale sur les priorités de santé mondiale identifiées.

En symbole de cette ouverture renforcée vers l’Asie, le Prix Inserm International 2026 sera attribué au chercheur japonais Noboru Mizushima pour ses travaux sur l’autophagie, un mécanisme cellulaire de dégradation et de recyclage des constituants inutiles ou toxiques, considéré comme majeur pour la compréhension de nombreux processus de santé. Ces différentes annonces traduisent une intensification programmée du partenariat scientifique franco‑japonais dans le champ de la santé, avec des implications potentielles pour les politiques publiques de recherche en santé, de prévention et de prise en charge des pathologies liées au vieillissement, aux cancers et aux maladies émergentes. (contenu résumé par l’IA)​Lire la Suite​

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