Prescriptions somatiques en psychiatrie : un nouveau protocole de coopération

Le centre hospitalier Le Vinatier – Psychiatrie Universitaire Lyon Métropole (PULM) poursuit le déploiement de protocoles de coopération en psychiatrie en ouvrant un nouveau dispositif à l’interface avec la médecine générale. Un protocole local intitulé « Renouvellement des prescriptions somatiques des patients équilibrés suivis en ambulatoire en psychiatrie » est mis en œuvre à l’Hôpital de Jour Médecine (HDJ) – CoRéSo.

Ce protocole, fondé sur le cadre légal des protocoles de coopération créés par la loi HPST du 21 juillet 2009, organise une délégation d’actes entre médecins et infirmières. Des infirmières spécifiquement formées peuvent, dans un cadre défini, renouveler certains traitements somatiques et prescrire des examens de surveillance pour des patients adultes suivis en psychiatrie et présentant une pathologie somatique chronique stabilisée (hypertension artérielle, diabète de type 2, dysthyroïdie, asthme ou BPCO, dyslipidémie), à condition qu’une évaluation médicale récente ait eu lieu.

Lors de la consultation, l’infirmière évalue l’état de santé récent du patient à partir de l’entretien, des paramètres cliniques, des traitements en cours et des derniers résultats d’examens. Cette évaluation est structurée par un arbre décisionnel intégrant la recherche de « drapeaux rouges » ou signes d’alerte imposant un recours médical. En l’absence de signes d’alerte, l’infirmière est autorisée à renouveler à l’identique les traitements somatiques prévus par le protocole et à prescrire, si nécessaire, un bilan biologique ou un ECG. Dès qu’une anomalie est identifiée ou que la situation sort du cadre protocolaire, le médecin délégant est sollicité pour décider de la conduite à tenir.

Le suivi des patients est organisé en alternance entre consultations infirmières et consultations médicales afin d’assurer une surveillance somatique régulière et de limiter les ruptures de parcours de soins. Le protocole prévoit une gradation de l’activité de consultation et de prescription en fonction de l’intensité et de la stabilité de la situation clinique, les patients les plus légers ou les plus stabilisés relevant en priorité d’un suivi infirmier. Les premières consultations dans ce cadre ont débuté en septembre 2026, avec des retours qualifiés de positifs par les infirmières et les patients. Ce dispositif illustre une réorganisation des tâches entre professionnels de santé en psychiatrie, avec des enjeux de continuité des soins somatiques pour des patients suivis en ambulatoire. (contenu résumé par l’IA)​Lire la Suite​

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