Autriche : promotion de la formation continue – nouveau dispositif de financement

En Autriche, le dispositif de congé de formation professionnelle financé par le Service public de l’emploi a été réformé à la suite d’évaluations menées par la Cour des comptes autrichienne et l’Institut autrichien de recherche économique. Ces évaluations ont conclu qu’en dépit d’un financement important, les effets sur le marché du travail restaient limités, en particulier pour les salariés peu qualifiés et les travailleurs plus âgés.

Depuis janvier 2026, deux nouveaux dispositifs ont été instaurés : le congé de formation continue et le temps partiel de formation continue, avec ouverture des demandes de financement en juin 2026. Le financement reste assuré par le Service public de l’emploi, mais repose désormais sur un barème dégressif en fonction du revenu, et non plus sur le montant journalier de l’allocation chômage. Le niveau de prise en charge est globalement plus élevé, mais accompagné de critères d’éligibilité plus stricts, destinés à renforcer la pertinence des formations pour le marché du travail.

Les demandes de financement doivent désormais préciser explicitement le niveau de qualification initial du salarié, le programme de formation visé et l’objectif de la formation, afin de permettre une évaluation de la pertinence au regard du marché du travail. Des critères formels plus exigeants sont également introduits, notamment une durée minimale d’ancienneté plus longue auprès du même employeur. De manière générale, l’accès au financement suppose une relation de travail d’au moins 12 mois, la conclusion d’un accord écrit avec l’employeur et la participation à une formation jugée pertinente pour le marché du travail et transférable entre employeurs. Des règles spécifiques sur la durée d’emploi requise varient selon le type de contrat et le niveau de qualification.

Les deux nouveaux dispositifs restent ouverts à l’ensemble des salariés, mais ciblent plus fortement les personnes peu ou moyennement qualifiées. Le financement vise l’acquisition de qualifications transférables et utiles sur le marché du travail, quel que soit le niveau, avec pour objectif principal l’amélioration de l’employabilité et une utilisation plus efficace des fonds publics. Pour les salariés à bas revenus, une obligation supplémentaire est introduite : ils doivent bénéficier d’un conseil en orientation auprès du Service public de l’emploi avant le début du congé de formation continue (cette exigence ne s’applique pas au temps partiel de formation), afin de vérifier l’adéquation de la formation avec les perspectives professionnelles et les besoins du marché.

La différence principale entre le congé de formation continue et le temps partiel de formation continue concerne l’ampleur de la réduction du temps de travail et le volume correspondant de formation, sans que le détail en soit précisé dans la source. Pour 2026, l’allocation journalière minimale est fixée à 41,49 euros par jour. Elle est calculée, pour les deux dispositifs, selon un barème tenant compte du niveau de revenu, avec un dispositif spécifique à partir d’un certain seuil de rémunération (plus de la moitié du plafond de cotisation), sans que les modalités complètes soient détaillées. (contenu résumé par l’IA) Lire la Suite

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