Les régions réclament un fonds d’adaptation à la canicule, toute la compétence orientation et moins de coupes budgétaires

Lors d’une conférence de presse organisée à la suite d’une réunion avec le Premier ministre le 7 octobre 2026, les représentants de Régions de France, notamment Carole Delga et François Bonneau, ont fait état d’une forte inquiétude des lycéens quant à leur avenir, dans un contexte marqué par le dérèglement climatique, la guerre et la transformation des emplois par l’intelligence artificielle. Ils ont indiqué que l’année scolaire 2025-2026 avait été caractérisée par de nombreuses remontées de parents et d’élèves signalant des absences prolongées d’enseignants non remplacées, en particulier en classes de première et terminale, des effectifs jugés trop importants, des difficultés liées aux emplois du temps et un manque de transparence perçu autour de la plateforme Parcoursup.

Les responsables régionaux ont condamné unanimement les violences et dégradations commises dans certains établissements scolaires, en demandant l’identification et la sanction des auteurs, tout en soulignant que, selon eux, une partie importante des casseurs serait extérieure aux lycées concernés.

Régions de France a critiqué le fonctionnement de Parcoursup, qualifié de système opaque par François Bonneau, président de la région Centre-Val de Loire. Selon lui, les lycéens ne comprennent ni les critères de sélection ni les mécanismes d’affectation dans l’enseignement supérieur, ce qui alimente un sentiment d’arbitraire et contribuerait à renforcer les inégalités sociales en matière d’orientation. L’association rappelle qu’elle demande depuis plus de cinq ans le transfert complet de la compétence orientation scolaire aux régions, proposition déjà formulée dans son livre blanc pour l’élection présidentielle de 2022. Elle juge inefficace le partage actuel des responsabilités entre les régions et l’Éducation nationale et estime que les régions, en raison de leur connaissance des territoires, des filières de formation et des besoins des entreprises, seraient mieux placées pour accompagner les jeunes dans la construction de leur projet d’études et d’insertion professionnelle. Une gouvernance unifiée de l’orientation est présentée comme un levier pour simplifier les parcours, renforcer l’égalité des chances et mieux articuler orientation, offre de formation et débouchés professionnels.

Les régions dénoncent en outre les effets territoriaux de certaines affectations, en particulier dans les formations paramédicales, où des étudiants peuvent être envoyés à plusieurs centaines de kilomètres de leur domicile alors que des places existent dans leur bassin de vie. Elles considèrent que ces situations peuvent décourager certains jeunes et posent problème en termes d’égalité d’accès à la formation et, à terme, d’adéquation entre besoins locaux en professionnels de santé et offre de formation. (contenu résumé par l’IA)Lire la Suite

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