Le projet de loi de finances pour 2027 prévoit une baisse d’environ 2 milliards d’euros, soit près de 10%, des crédits de la mission Travail et emploi portée par le ministère du Travail, qui contribue ainsi fortement à l’effort global d’économies budgétaires du gouvernement.
Les dispositifs en faveur de l’emploi des jeunes sont relativement préservés. Le gouvernement maintient en 2027 le niveau des aides aux employeurs d’apprentis, contrairement à l’exercice précédent. Les volumes d’accompagnement vers l’emploi pour les moins de 26 ans sont stabilisés : 188.840 nouveaux contrats d’engagement jeunes (CEJ) via les missions locales sont prévus en 2027, un niveau identique à 2026, et 80.000 entrées supplémentaires en CEJ sont programmées via France Travail. Les crédits de l’allocation liée au parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie (Pacea) sont également stabilisés au niveau de 2026, à hauteur de 42,28 millions d’euros.
En revanche, les moyens de fonctionnement des missions locales diminuent : 552,11 millions d’euros sont inscrits pour 2027, soit une baisse de 5,5% selon l’Union nationale des missions locales, qui mène des démarches auprès des parlementaires pour obtenir un ajustement. Cette contraction budgétaire pourrait impacter la capacité opérationnelle de ces structures, alors même que leurs volumes d’accompagnement sont maintenus.
Parmi les autres dispositifs ciblant les jeunes, les écoles de la deuxième chance, qui ont accueilli près de 18.000 jeunes en 2025, disposeraient en 2027 d’une enveloppe de 30,46 millions d’euros. Les établissements pour l’insertion dans l’emploi (Epide), qui ont accueilli 3.708 jeunes en 2025 dans le cadre d’un dispositif intensif avec hébergement, voient leur budget porté à 75,46 millions d’euros, assorti de crédits destinés à financer des investissements déjà engagés.
Les dispositifs nationaux du Plan d’investissement dans les compétences (PIC) gérés par l’Agence pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) sont dotés, pour 2027, de 42 millions d’euros pour la Prépa compétences et de 21 millions d’euros pour la Promo 16-18. L’offre de repérage et de remobilisation des publics éloignés de l’emploi, qui concerne en partie les jeunes, est financée à hauteur de 42,33 millions d’euros en 2027.
Les demandeurs d’emploi sont directement concernés par des mesures d’économies touchant leur opérateur de référence, France Travail. Celui-ci doit faire face à une réduction de 400 équivalents temps plein et à une baisse de 20% de ses subventions pour charges de service public. Cette orientation, présentée comme pouvant apparaître « contracyclique » au regard de la conjoncture, est justifiée par le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, par la réorganisation en cours de France Travail, qui est censée compenser ces diminutions de moyens. (contenu résumé par l’IA)Lire la Suite
