Le 7 octobre 2026, s’est tenue au ministère de la Santé la première rencontre nationale du service public départemental de l’autonomie (SPDA), en présence notamment de la ministre déléguée à l’autonomie et aux personnes handicapées, Camille Galliard-Minier. À cette occasion, un hommage a été rendu à Dominique Libault, à l’origine dès 2022 des contours du « service public territorial de l’autonomie » destiné à faciliter la vie des personnes âgées et des personnes handicapées. Cette rencontre intervient quatre ans après ce rapport fondateur, deux ans et demi après la création du SPDA par la loi Bien vieillir, et 18 mois après la généralisation de la démarche à l’ensemble des départements, après une phase de préfiguration dans 18 départements.
La Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) rappelle que le SPDA est copiloté par les conseils départementaux et les agences régionales de santé (ARS), avec vocation à mobiliser l’ensemble des acteurs locaux concernés. Elle en précise quatre missions structurantes : garantir un accueil et une orientation quel que soit le point d’entrée pour les usagers ; évaluer les situations et attribuer les prestations dans les délais ; soutenir des parcours personnalisés et coordonnés ; mener des actions de prévention et d’« aller-vers » auprès des personnes les plus vulnérables. Selon la CNSA, la dynamique est désormais engagée dans tous les départements : une grande majorité des territoires est en train de mettre en place un modèle de gouvernance locale visant à partager une vision commune et à renforcer la cohérence des actions entre membres du SPDA.
Les 18 départements préfigurateurs, engagés dès 2024, sont à un stade plus avancé, tandis que les autres départements finalisent leurs plans d’actions et devraient entrer en phase opérationnelle début 2027. Le directeur général de la CNSA, Maëlig Le Bayon, souligne le succès de cette première rencontre nationale, qui a réuni environ 400 participants, y voyant le signe d’un intérêt marqué pour la politique de l’autonomie « au plus haut niveau des collectivités territoriales ». Il relève également une évolution de la perception du SPDA : initialement critiqué par certains comme un dispositif jugé technocratique, il tend désormais à être appréhendé comme un outil de pilotage politique de l’autonomie dans les territoires.
Sur le plan opérationnel, l’exemple de la Seine-Saint-Denis illustre une approche consistant à ne pas créer systématiquement de nouveaux guichets mais à structurer la coopération entre institutions et à renforcer la formation des agents d’accueil. Le déploiement du « guichet intégré seniors » vise à ce que les agents ne renvoient plus les usagers vers d’autres organismes, mais assurent eux-mêmes la coordination en interne, de manière fluide et « sans que ce soit visible de l’usager ». Cet exemple met en évidence un enjeu majeur de la réforme : améliorer l’accessibilité, la lisibilité et la continuité des parcours pour les publics âgés et handicapés par une meilleure coordination des acteurs, sans complexifier l’expérience des usagers. (contenu résumé par l’IA)Lire la Suite
