Une étude internationale associant l’Institut Max-Planck de biologie à Tübingen (Allemagne), l’Université de Géorgie (États-Unis), l’Institut Pasteur, l’Inserm, l’Université du Manitoba (Canada), l’Université de Californie à San Diego (États-Unis) et l’Institut de médecine tropicale de l’Université de Tübingen met en évidence le rôle du microbiome intestinal dans la réponse immunitaire à la vaccination. Les chercheurs montrent que la sévérité des fièvres post-vaccinales varie en fonction de la composition du microbiome intestinal des individus, caractérisé avant l’injection.
Les travaux indiquent en particulier que la présence de flagelline, une protéine bactérienne, est associée à une fièvre plus marquée après la vaccination. L’alimentation apparaît comme un déterminant important de la production de flagellines par le microbiome intestinal et, par conséquent, de l’intensité de la réponse post-vaccinale. L’étude, dont la publication dans la revue Science est annoncée pour le 8 octobre, apporte ainsi un élément d’explication aux différences interindividuelles de réactions, notamment fébriles, après vaccination, alors que ces variations n’étaient pas explicitées jusqu’à présent.
Ces résultats sont d’intérêt pour les politiques de santé publique, dans la mesure où la crainte des effets secondaires, en particulier la fièvre, peut freiner le recours à la vaccination et contribuer à une baisse des taux de couverture, avec un risque accru de maladies et de décès évitables. Les données soulignent le rôle potentiel du microbiome et de l’alimentation comme facteurs contextuels de la tolérance vaccinale, sans toutefois proposer, à ce stade, de mesure opérationnelle ou de recommandation spécifique pour les systèmes de santé. (contenu résumé par l’IA)Lire la Suite
