La question du « pouvoir d’achat » ou comment faire l’impasse sur les inégalités

Le texte analyse l’évolution du pouvoir d’achat en France en 2025 et met en évidence de fortes disparités selon le niveau de vie. Il rappelle que le pouvoir d’achat correspond au montant de biens et services qu’un revenu permet d’acheter, une fois prise en compte l’inflation. En 2025, les prix ont augmenté plus vite que les revenus, entraînant une baisse moyenne du pouvoir d’achat de 0,7 %, soit la plus forte diminution depuis 2012. Pour un revenu mensuel net de 2 200 euros, correspondant au niveau de vie médian, cette baisse représente l’équivalent d’environ 15 euros par mois.

L’évolution des prix est mesurée par l’indice d’inflation calculé par l’Insee, à partir de la structure de consommation d’un « ménage moyen ». Cet indicateur, de nature moyenne, ne reflète que partiellement les situations individuelles. Les ménages contraints d’utiliser leur voiture pour travailler subissent plus fortement la hausse des prix du carburant. Les ménages les plus pauvres consacrent proportionnellement une part plus importante de leur budget à l’énergie et à l’alimentation, de sorte que les hausses de prix dans ces postes ont un impact particulièrement marqué sur leur niveau de vie.

Le texte souligne que les effets de l’inflation dépendent aussi du niveau d’épargne, étroitement corrélé au revenu. Les ménages aisés épargnent en moyenne un tiers de leurs revenus, soit autour de 17 000 euros par an pour une personne seule selon des calculs fondés sur les données 2022 de l’Insee. En cas de baisse de pouvoir d’achat, ces ménages peuvent maintenir leur niveau de consommation en puisant dans leur épargne. À l’inverse, les ménages sans épargne sont contraints soit de s’endetter pour maintenir leur niveau de vie, soit de réduire leurs dépenses. Les premières coupes portent sur les loisirs, vacances et sorties, tandis que, pour les plus pauvres, les arbitrages concernent des postes essentiels comme l’alimentation ou le chauffage.

L’article insiste sur le fait que la focalisation médiatique et politique sur le « pouvoir d’achat » masque une réalité d’inégalités importantes face à l’inflation : une grande partie de la population continue à consommer comme auparavant, tandis que seuls les ménages les plus modestes doivent modifier significativement leurs comportements de consommation et renoncer à des besoins de base. L’indicateur moyen de pouvoir d’achat, bien qu’utile pour le suivi macroéconomique, ne permet pas de rendre compte des écarts entre catégories de population, ce qui constitue un enjeu central pour l’analyse et le suivi des politiques sociales. (contenu résumé par l’IA)​Lire la Suite​

Défiler vers le haut