L’entretien porte sur la gouvernance de l’Assurance chômage en France et sur les évolutions récentes de ses règles dans un contexte de fortes mutations du marché du travail (baisse des CDI, hausse de l’emploi non salarié, transitions numérique, écologique et démographique) et de tensions financières. Patricia Ferrand, économiste de formation, engagée à la CFDT depuis 25 ans et élue présidente de l’Unédic en février 2026, rappelle que son parcours est centré sur l’analyse des trajectoires d’emploi en France et à l’étranger et sur l’action en faveur des salariés.
Elle indique que les partenaires sociaux (organisations patronales et syndicales), gestionnaires paritaires de l’Unédic, ont été à plusieurs reprises sollicités par le gouvernement pour renégocier les règles de l’Assurance chômage, dans un cadre qualifié de « très contraint », la demande publique portant principalement sur la réalisation d’économies financières. Malgré ce contexte, un accord paritaire a été conclu en février 2026 sur l’évolution des règles d’indemnisation chômage, en particulier celles applicables aux salariés après une rupture conventionnelle, entrées en vigueur le 1er septembre 2026. Selon elle, cet accord illustre à la fois la capacité des partenaires sociaux à trouver des compromis majoritaires et leur volonté de préserver leur rôle dans la négociation et la gestion du régime.
L’enjeu principal décrit est la capacité de l’Assurance chômage, régime paritaire géré par l’Unédic, à continuer de jouer son rôle de filet de sécurité et d’amortisseur social dans un contexte d’incertitude économique, de dette importante du régime et de pressions financières de l’État. Patricia Ferrand insiste sur l’importance de réaffirmer la raison d’être de l’Unédic et la responsabilité des partenaires sociaux à la fois vis‑à‑vis de leurs mandants (salariés et entreprises) et de la continuité du cadre paritaire. (contenu résumé par l’IA)Lire la Suite
