L’Observatoire des inégalités, à partir de données 2024 de l’Insee, propose une déclinaison par âge du « seuil de richesse » défini comme le double du niveau de vie médian après impôts et prestations sociales pour une personne seule. Le seuil général est fixé à 4 456 euros mensuels, mais son niveau varie relativement peu en fonction de l’âge, malgré l’augmentation moyenne des revenus au cours de la vie professionnelle.
Les données montrent que le seuil de richesse serait de 3 970 euros pour les moins de 18 ans, cas particulier où le niveau de vie des mineurs dépend des revenus du ménage. Il s’établirait à 4 310 euros pour les 18-29 ans, 4 602 euros pour les 30-39 ans, 4 547 euros pour les 40-49 ans, et atteint un maximum de 4 932 euros pour les 50-64 ans, tranche d’âge où les revenus sont en moyenne les plus élevés et peuvent être complétés par des revenus du patrimoine (loyers, placements, etc.). Il redescend ensuite à 4 557 euros pour les 65-74 ans, puis à 4 413 euros pour les 75 ans et plus, en lien avec des pensions de retraite inférieures aux derniers salaires.
L’écart de seuil de richesse entre le début de la vie adulte (18-29 ans) et la phase d’apogée des revenus (50-64 ans) est d’environ 600 euros. Cette progression limitée tient au fait que, en dehors des cadres supérieurs, les augmentations de salaire au cours de la carrière restent souvent modestes. L’Observatoire des inégalités souligne que ces différences d’âge n’invalident pas l’usage d’un seuil de richesse unique pour l’ensemble de la population, le critère central demeurant la position du niveau de vie d’un individu par rapport au reste de la population, quel que soit l’âge. L’analyse par tranche d’âge permet toutefois d’éclairer les perceptions différenciées du seuil de richesse, notamment chez les personnes plus âgées dont l’entourage de cadre supérieur dépasse fréquemment ces montants. (contenu résumé par l’IA)Lire la Suite
