À la suite d’un courrier anonyme signalant des suspicions de fraude aux examens cliniques objectifs structurés (ECOS) 2026, Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, et Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, ont saisi conjointement l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGÉSR). Dès le 15 septembre 2026, ces inspections se sont vu confier une mission de contrôle visant à vérifier la réalité des allégations de fraude, le respect des procédures de sécurisation des épreuves nationales des ECOS 2026 et à identifier d’éventuelles améliorations à apporter au dispositif.
Les inspections ont conduit des auditions, examiné les procédures d’organisation et de sécurisation des épreuves, et réalisé des analyses statistiques détaillées des résultats des étudiants. Celles-ci ont porté à la fois sur les épreuves dématérialisées nationales (EDN) et sur les ECOS, au niveau individuel et collectif, afin de détecter d’éventuelles atypies dans les notes et dans l’évolution des classements entre ces deux types d’épreuves.
Le rapport remis aux ministres dans le délai imparti conclut à l’absence de fraude massive lors des ECOS 2026. Il exclut toute fuite de sujets et ne met en évidence aucune anomalie dans l’évolution des résultats et des classements entre EDN et ECOS. Il confirme la robustesse des procédures de sécurisation et de confidentialité des sujets mises en œuvre par le conseil scientifique en médecine et le Centre national de gestion (CNG), aucune faille de sécurité n’ayant été identifiée à leur niveau. Les résultats des ECOS 2026 ne sont donc pas remis en cause au regard des éléments examinés.
Tout en jugeant le dispositif globalement solide, les inspections formulent plusieurs recommandations techniques visant à renforcer encore la confidentialité et à harmoniser les pratiques entre facultés. Elles portent notamment sur les modalités de transmission et de partage des informations entre les différents acteurs impliqués dans la préparation et la mise en œuvre des ECOS, ainsi que sur une harmonisation accrue des procédures dans les phases finales d’organisation des épreuves. Ces éléments présentent un intérêt pour le suivi des politiques de formation et de certification des professionnels de santé, en lien avec les garanties d’équité, de fiabilité et de sécurisation des examens nationaux. (contenu résumé par l’IA)Lire la Suite
