Le contenu décrit la demande adressée le 14 septembre 2026 par le Premier ministre au Conseil économique, social et environnemental (CESE) afin de mener une réflexion de long terme sur l’adaptation de la France au changement climatique, en complément des mesures gouvernementales visant à accélérer la mise en œuvre du troisième Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC‑3), publié en mars 2025. Ce plan s’appuie sur une trajectoire de référence correspondant à un réchauffement moyen de 4 °C en France hexagonale à l’horizon 2100 par rapport à l’ère préindustrielle, utilisée pour anticiper les conditions climatiques auxquelles devront résister les bâtiments, les infrastructures et les activités économiques.
L’adaptation est présentée comme une démarche visant à préparer les activités et les territoires aux effets déjà perceptibles du changement climatique sur la vie quotidienne, tels que les difficultés à rafraîchir les logements lors des canicules, les sécheresses affectant les exploitations agricoles ou les perturbations des réseaux de transport lors d’événements extrêmes. Elle recouvre notamment l’amélioration du confort d’été des bâtiments, l’adaptation des pratiques agricoles ou la révision de l’aménagement des zones exposées aux inondations. Elle est explicitement décrite comme complémentaire à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, qui agit sur les causes du réchauffement.
La saisine du Premier ministre invite le CESE à examiner les conditions de cette adaptation en tenant compte de la situation économique et des contraintes budgétaires. Elle porte sur dix questions, organisées autour de deux axes principaux. D’une part, la répartition des responsabilités entre l’État, les collectivités territoriales, les acteurs économiques et les citoyens, incluant la prise en charge de l’anticipation et des conséquences des événements climatiques extrêmes. D’autre part, le financement de l’adaptation, avec une évaluation des besoins à moyen et long terme, en distinguant les dépenses d’investissement et de fonctionnement, et en les mettant en regard des dommages climatiques évités.
Les travaux annoncés doivent analyser les modalités de mobilisation des financements privés pour la prévention, l’investissement et la gestion des conséquences des événements climatiques, ainsi que les mécanismes de solidarité territoriale et les conditions d’intervention des financements publics. Les enjeux identifiés sont de long terme, les décisions à prendre ayant des effets qui se prolongeront sur plusieurs décennies, et doivent intégrer les inégalités d’exposition aux risques climatiques entre populations et territoires. Les formations de travail mentionnées renvoient aux commissions Environnement, Aménagement du territoire, Activités économiques, Économie et finances du CESE, sans précision supplémentaire sur leurs travaux propres. (contenu résumé par l’IA)Lire la Suite
