Rapport – Femmes, paix et sécurité : assumer une nouvelle ambition politique et concrétiser les engagements | HCE

Le 10 décembre 2024, le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes et la Commission nationale consultative des droits de l’Homme ont remis conjointement au gouvernement leur rapport d’évaluation intermédiaire du 3ᵉ plan national d’action de la France (2021-2025) sur la mise en œuvre des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies relatives à l’agenda « Femmes, paix et sécurité ». Ce plan s’inscrit dans le cadre de la diplomatie féministe annoncée par la France en 2019 et concerne l’ensemble de la politique étrangère, en particulier dans les domaines de la paix et de la sécurité internationales.

L’agenda « Femmes, paix et sécurité » vise à promouvoir l’égalité de genre dans les contextes de conflit et de sécurité internationale, en garantissant l’égale participation des femmes aux processus décisionnels, en éliminant les violences sexuelles liées aux conflits et les autres violations de leurs droits fondamentaux, et en assurant leur accès à la justice. Sa mise en œuvre repose sur les obligations issues du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’Homme, et rejoint les priorités de la France au Conseil des droits de l’Homme des Nations unies en matière de solidarité, de libertés et de justice.

Le rapport s’inscrit dans un contexte international de dégradation de la situation des femmes et des filles dans les conflits armés, tel que relevé par le secrétaire général des Nations unies en octobre 2024. En 2023, la proportion de femmes parmi les civils tués dans les conflits armés a doublé par rapport à 2022, pour atteindre 4 civils sur 10. Les cas de violences sexuelles liées aux conflits ont augmenté de 50 % et les violations graves commises à l’égard des filles dans les situations de conflit armé ont progressé de 35 %. Au total, 612 millions de femmes et de filles vivaient en 2023 dans des zones de crise, et on estime à 117,5 millions le nombre de personnes déplacées pour cause de persécutions, de conflits ou de violences, dont la moitié sont des femmes et des filles.

Malgré ces constats, la participation des femmes aux processus de paix demeure faible, en moyenne inférieure à 10 %. Sur les 31 accords de paix conclus en 2023, seuls 8 (26 %) mentionnent explicitement les femmes, les filles, les questions de genre ou la violence sexuelle. Ces éléments chiffrés, fournis à l’échelle internationale, constituent des indicateurs importants pour le suivi des politiques françaises en matière de droits des femmes, de protection des civiles en situation de conflit, de lutte contre les violences sexuelles et de promotion de la participation des femmes aux décisions liées à la paix et à la sécurité. (contenu résumé en français par l’IA)​Lire la Suite​

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