Un rapport de l’institut de recherche américain RAND analyse la faisabilité de programmes de licence à nombre de crédits réduit (« reduced-credit bachelor’s degree », RCD) dans l’État de l’Ohio, aux États-Unis. Cette étude répond à une obligation législative issue de l’Advance Ohio Higher Education Act, qui demande d’examiner la possibilité de diplômes de licence nécessitant moins que le standard national de 120 crédits sur quatre ans, sans dégradation de la qualité académique.
Le contexte général est celui d’une remise en question du modèle traditionnel de la licence américaine, sur fond de préoccupations croissantes concernant le coût des études supérieures, l’endettement étudiant, la durée d’obtention des diplômes et la valeur sur le marché du travail des certifications postsecondaires. Les responsables publics, organismes d’accréditation et établissements réévaluent la structure des diplômes pour identifier des voies potentiellement plus courtes.
Le rapport s’appuie sur plusieurs sources d’information : un recensement national des programmes RCD existants, une analyse des exigences d’accréditation institutionnelle et spécialisée et des règles de l’Ohio, des entretiens avec des acteurs institutionnels et professionnels, ainsi qu’une enquête auprès de responsables de l’admission en cycles gradués et professionnels dans l’Ohio. Il vise à identifier les domaines d’études où des parcours à crédits réduits semblent les plus envisageables dans le cadre réglementaire actuel, les contraintes susceptibles d’en limiter le développement, ainsi que les principales questions encore ouvertes.
Les enjeux de politique publique concernent principalement l’accessibilité financière de l’enseignement supérieur, la réduction du temps d’entrée sur le marché du travail et la garantie de la valeur des diplômes pour l’emploi, dans un cadre de qualité académique et d’accréditation maintenue. Le rapport souligne l’importance des exigences des autorités d’accréditation et de la réglementation de l’Ohio dans la définition des marges de manœuvre pour réorganiser les parcours de licence. Il insiste également sur le fait que les conclusions doivent être considérées avec prudence, plusieurs aspects restant incertains, notamment l’acceptabilité de ces diplômes par les employeurs et par les établissements recrutant en master ou en formation professionnelle avancée.
RAND précise que ses travaux font l’objet d’une revue par les pairs et ne reflètent pas nécessairement la position de ses commanditaires publics ou privés. Des restrictions s’appliquent à la reproduction commerciale du rapport, mais sa consultation non commerciale et le renvoi vers la page de publication sont encouragés.(contenu résumé en français par l’IA) Lire la Suite
