Surveillance et contrôle des moustiques Culex et des moustiques invasifs Aedes en Europe : résultats d’un questionnaire sur les pratiques actuelles et les besoins (titre traduit en français par l’IA)

Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), agence de l’Union européenne, a diffusé les résultats d’un questionnaire sur les pratiques et les besoins en matière de surveillance et de lutte contre les moustiques Culex et les moustiques invasifs du genre Aedes en Europe. L’objectif est de dresser un état des lieux des dispositifs existants dans les États participants et d’identifier les besoins pour renforcer la prévention et le contrôle des maladies à transmission vectorielle.

Le questionnaire met en évidence une forte hétérogénéité entre pays européens quant à la présence de dispositifs structurés de surveillance entomologique, aux moyens mobilisés et à l’intégration de ces activités dans les systèmes nationaux de santé publique. Certains pays disposent de programmes de surveillance nationaux ou régionaux couvrant à la fois les moustiques Culex (vecteurs notamment de virus tels que West Nile) et les Aedes invasifs (dont Aedes albopictus et Aedes aegypti), tandis que d’autres se limitent à des actions ponctuelles, locales ou de recherche. Les responsabilités sont généralement partagées entre autorités sanitaires nationales, instituts de santé publique, autorités régionales ou locales et, dans certains cas, structures académiques ou de recherche mandatées.

Les résultats indiquent que la surveillance repose sur des approches variées : pièges de capture standardisés, surveillance des sites de reproduction, collecte passive de signalements et, plus rarement, systèmes intégrés combinant données entomologiques, environnementales et de santé humaine ou animale. La couverture géographique et la fréquence de la surveillance diffèrent fortement d’un pays à l’autre, ce qui limite la comparabilité et la détection précoce des changements dans la distribution des moustiques vecteurs.

Le questionnaire fait ressortir plusieurs besoins communs. De nombreux pays signalent un manque de ressources financières et humaines dédiées, un déficit de formation spécialisée en entomologie médicale et l’absence de protocoles harmonisés à l’échelle européenne. Les répondants expriment un besoin de lignes directrices standardisées, de méthodes et d’outils communs, ainsi que de plateformes pour le partage de données et de bonnes pratiques. Des demandes concernent aussi l’amélioration de la coordination intersectorielle (santé humaine, santé animale, environnement) et la clarification des mandats institutionnels pour la surveillance et la lutte antivectorielle.

Sur le plan des actions de lutte, le recours à des mesures chimiques, physiques et de gestion de l’environnement est rapporté, mais souvent de manière non systématique et avec des cadres réglementaires et opérationnels variables. Certains pays évoquent des difficultés à mettre en œuvre des interventions de lutte coordonnées en raison de la fragmentation des compétences entre niveaux administratifs et de l’absence de plans nationaux structurés pour les moustiques vecteurs. La participation des collectivités territoriales et, dans certains cas, de prestataires privés est mentionnée, avec des niveaux de contrôle et de suivi qui ne sont pas toujours homogènes.

Du point de vue des enjeux de politique publique, les résultats soulignent la nécessité de renforcer les capacités de surveillance entomologique et de lutte antivectorielle dans un contexte de risque croissant de transmission de maladies (notamment via les Aedes invasifs et les Culex). Ils montrent l’importance d’une approche coordonnée entre pays de l’UE/EEE et avec l’ECDC, ainsi que d’une intégration plus poussée de la surveillance des moustiques dans les stratégies nationales de santé publique et, le cas échéant, de santé au travail dans les secteurs exposés. Le document insiste sur les incertitudes liées à la qualité et à l’exhaustivité des données recueillies par questionnaire, ce qui limite la généralisation des constats, et souligne que les réponses reflètent les déclarations des autorités ou experts sollicités, susceptibles de ne pas couvrir l’ensemble des pratiques existantes. (contenu résumé en français par l’IA) Lire la Suite

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