Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), agence de l’Union européenne, met en place pour 2026 une surveillance saisonnière de la maladie à virus chikungunya dans l’UE/EEE. Cette surveillance vise la période à risque de transmission vectorielle, en lien avec la présence de moustiques vecteurs (notamment Aedes) et les conditions climatiques favorables. Elle s’inscrit dans le dispositif européen plus large de surveillance des maladies à transmission vectorielle et complète les activités de surveillance existantes dans les États membres.
L’ECDC définit un cadre harmonisé pour la collecte et l’analyse des données sur les cas de chikungunya pendant la saison de transmission 2026. Les autorités nationales de santé publique des pays de l’UE/EEE sont les principaux acteurs de ce dispositif : elles notifient les cas à l’ECDC et appliquent les définitions de cas et les modalités de notification fixées au niveau européen. L’objectif est de permettre une détection précoce des cas autochtones et importés, de suivre l’évolution spatiale et temporelle de la maladie, d’identifier rapidement d’éventuels foyers de transmission locale et de soutenir la mise en œuvre de mesures de prévention et de lutte antivectorielle.
La surveillance saisonnière s’appuie sur des indicateurs standardisés, permettant la comparabilité entre pays, et sur un calendrier prédéfini correspondant à la saison de risque. Elle fournit un outil de suivi en temps quasi réel pour les décideurs publics européens et nationaux afin d’orienter les réponses de santé publique (information du public, protection des populations à risque, adaptation des stratégies de contrôle des vecteurs). L’ECDC souligne l’importance de la qualité et de l’exhaustivité des données transmises, ainsi que des limites possibles liées à la sous-notification, aux capacités diagnostiques variables et aux différences de systèmes de surveillance entre États membres.
Cette initiative présente un intérêt pour le suivi des risques sanitaires émergents en Europe, en particulier dans un contexte d’extension potentielle des vecteurs et de circulation accrue du virus via les déplacements internationaux. Elle renforce la coordination entre les pays de l’UE/EEE et les institutions européennes en matière de surveillance, d’alerte précoce et de préparation aux flambées de chikungunya, tout en offrant un cadre de comparaison utile pour les administrations nationales en charge de la santé publique et de la gestion des risques infectieux. (contenu résumé en français par l’IA) Lire la Suite
