Les inégalités sociales à l’école, de la maternelle à la fin du collège

Le contenu porte sur le lien entre milieu social d’origine et performances scolaires des élèves en France, ainsi que sur l’évolution de ces écarts au fil de la scolarité. Il s’appuie principalement sur des données produites par le ministère de l’Éducation nationale (France) et analysées par l’Observatoire des inégalités.

Dès la petite section de maternelle, les écarts de résultats entre enfants de milieux très favorisés et défavorisés sont déjà importants. Une étude du ministère de l’Éducation (données 2022) indique que les enfants de parents très favorisés obtiennent en moyenne un score de 270 en langage et 273 en mathématiques, contre 238 et 237 pour ceux issus de milieux défavorisés. Ces écarts sont notamment liés à une maîtrise inégale du vocabulaire, déterminante pour l’apprentissage précoce de la lecture, ce qui contribue à creuser très tôt les inégalités scolaires.

En milieu de cours préparatoire (CP), les données publiées par le ministère de l’Éducation nationale en janvier 2026 montrent que les élèves scolarisés dans les réseaux d’éducation prioritaire renforcés (REP+), c’est‑à‑dire les territoires connaissant les difficultés sociales les plus importantes, ont des niveaux de maîtrise inférieurs à ceux des élèves des écoles publiques hors éducation prioritaire. En mathématiques, 47 % des élèves de REP+ ont une maîtrise jugée satisfaisante de la résolution de problèmes, contre 62 % hors éducation prioritaire. En français, 64 % des élèves de REP+ comprennent de manière satisfaisante des phrases à l’oral, contre 86 % hors éducation prioritaire. Les écarts sont également notables pour la compréhension de phrases lues seul, l’écriture de mots, l’addition et la soustraction, avec des différences de l’ordre de 9 à 15 points de pourcentage selon les compétences.

Selon ces mêmes sources, ces inégalités initiales ne sont pas résorbées au cours de la scolarité. À l’entrée en sixième, en septembre 2024, les 20 % d’enfants les plus favorisés obtiennent un score moyen de 229 en français, contre un score moyen inférieur pour les 20 % d’enfants les plus défavorisés (valeur exacte non entièrement restituée dans l’extrait). En mathématiques, l’écart est du même ordre : le score moyen des élèves les plus favorisés atteint 289, contre 226 pour ceux issus de milieux défavorisés. L’Observatoire des inégalités interprète ces données comme le signe d’un système scolaire qui valorise davantage l’excellence d’une minorité d’élèves très performants que la progression des élèves en difficulté.

Les principaux acteurs mentionnés sont le ministère de l’Éducation nationale, qui produit les enquêtes et données statistiques, et l’Observatoire des inégalités, qui les exploite et les diffuse. Les enjeux de politique publique relèvent de la réduction des inégalités sociales à l’école, avec des implications pour les politiques éducatives et, plus largement, pour les politiques sociales et de solidarité, compte tenu du rôle de la réussite scolaire dans les trajectoires futures de formation et d’emploi. Le texte signale par ailleurs un manque de données récentes sur l’école maternelle, ce qui constitue une limite pour le suivi précis des inégalités dès les premières années de scolarisation. (contenu résumé par l’IA)​Lire la Suite​

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