« La sérophobie doit enfin être reconnue pour ce qu’elle est : une discrimination réelle. »

Christophe Paco, 54 ans, habitant de Reims, entend faire de la lutte contre la sérophobie une cause nationale et doit être reçu demain par Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations. Il attend de cette rencontre au ministère des engagements concrets pour une meilleure protection des personnes vivant avec le VIH. Son initiative s’inscrit dans le cadre d’une proposition de loi visant à mieux réprimer les comportements sérophobes.

Cette démarche est fondée sur son expérience personnelle : après avoir révélé sa séropositivité à une voisine, l’information a été diffusée de manière malveillante dans son entourage. Il déclare avoir subi harcèlement, humiliations, isolement et violences psychologiques, y compris dans le cadre de ses activités bénévoles auprès de personnes en situation de précarité. Selon lui, les signalements effectués n’ont pas donné lieu à une prise en compte à la hauteur de la situation, ce qui l’a conduit à envisager un dispositif législatif spécifique.

Christophe Paco considère qu’une loi dédiée est nécessaire car, d’après les retours qu’il rapporte de nombreuses personnes vivant avec le VIH, le principal « conseil » reçu à l’annonce de la séropositivité serait de se taire, par crainte du regard social, de la discrimination et du rejet. Il souligne que près de 180 000 personnes vivent avec le VIH en France. Sa proposition repose sur deux principes : la liberté pour chacun de parler ou non de sa séropositivité et la reconnaissance, en cas de divulgation malveillante de ce statut sérologique, d’une circonstance aggravante lorsque cette divulgation vise à nuire, humilier ou exclure. L’objectif affiché est à la fois de mieux sanctionner ces comportements et de favoriser la libération de la parole des personnes concernées. Paco inscrit enfin cette revendication dans le contexte de la fin du mandat présidentiel actuel, en appelant à la confirmation des engagements de la France en matière de droits humains. (contenu résumé par l’IA)​Lire la Suite​

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